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Individu premier - Cinématographie de Bernard Stiegler

Alain Jugnon


Individu premier - Cinématographie de Bernard Stiegler
Expérience philosophique
Dans la collection Philox dirigée par Franck Pruja
paru en octobre 2012
14 x 18 cm, 120 pages
isbn : 978-2-36242-031-3
prix public : 13 €
poids : 157 g

Présentation :

Premier livre publié en France sur l’œuvre philosophique et la vie de Bernard Stiegler, cet essai donne un accès direct à la pensée stieglerienne. Ce livre montre aussi les sources qui l’animent : Deleuze, Derrida, Paulhan, Valéry ou Beckett. Prenant appui sur les livres majeurs de Stiegler, Alain Jugnon éclaire son propos par des entrées multiples : poésie, théâtre, cinéma…

« Ce livre, qui est une individuation en acte et une construction personnelle, veut remercier la technique et la pensée qui sont à l’oeuvre dans nos vies (ainsi que leur cinéma) : Bernard Stiegler, le philosophe, depuis qu’il est sorti de prison, dans de nombreux livres publiés et qui resteront, passe à l’acte qu’il nous faut, pour, tels des poissons volants, nous donner le droit de combattre avec le poison et le remède psychique et social qui nous font. Ce livre veut enfin mettre à l’honneur le matérialisme de Bernard Stiegler, le seul matérialisme qui vaut pour enfin philosopher et aimer, selon la guerre de nos esprits. » (A.J.)

 

Extrait :

L’homme est cinéma. C’est le moyen que l’homme invente quotidiennement pour être en forme. Aucune autre scène ne l’intéresse : corps et âme sur l’écran mobile de sa vie intérieure et de son vivre social, c’est tout lui. Cinéma car en première instance espace vivant et temps présent. Il se tient aux deux, ensemble, quoiqu’en dise Pascal (nous nous perdons hommes par la séparation que nous sommes, défaits des lieux que nous habitons, dépris des temps que nous travaillons), il s’arrime à eux, comme le dit Montaigne (nous nous tenons humains les uns les autres par la langue que nous vivons, selon lignes, plans, cadres et séquences).

Bernard Stiegler est conscient de tout ce cinéma. C’est sa position dans la philosophie : disjonctive par conjonctivité. Marquante et démarquée. Socratique en un mot. Tout ce qui sera dit ici ne devra pas être retenu contre lui, la cité athénienne a fermé ses portes, règnent ici le manque de sérieux en politique, la fin de toute justice sur terre et la grande débandade religieuse : Stiegler, seul, prend la balle philosophique au bond de cette dégringolade, pour dire qu’il est question pour l’homme moderne de se savoir en phase d’ascension, en cours de construction, comme toujours et nécessairement. Les hommes poursuivent et poussent devant eux leur humanité, et il ne peut être question de ne pas poursuivre ou de ne pas pousser. Socrate ici fait l’affaire : seul, homme, en prison, pour mourir vite, mais homme jusqu’au bout de l’âme. Ce n’est pas l’âme de Socrate qui est immortelle, c’est lui, en Socrate et en homme. Socrate pour Bernard Stiegler est l’homme, en totalité.

 

Presse :

JUNKPAGE mai 2013, un article signé André Paillaugue