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Causes cavalières

Pascal Poyet


Causes cavalières
Gamme de situations
paru en mai 2011
14,5 x 21 cm, 28 pages
isbn : 978-2-36242-007-8
prix public : 7 €

Présentation :

Causes cavalières a été initialement publié en 2000 dans la collection Week-end aux éditions de l’Attente.

 

Extrait :

Bien qu’imprévisible, passe entre tous et doit avoir été entendu

pour s’être bien trouvé de faire entre eux des liens cavaliers puis seul, désinvolte, faire cause de leur trouble – pour faire cause de leur trouble.

Tout ce qui lui est entendu (tout à lui) passe à son tour pour imprévu ou par distraction, s’être entendu à cette… entente.

Plus aucun fauteur mais d’une cause cavalière puis, cavalier, est fait cause.

Pas d’autre cause à leur gêne qu’un fauteur qui, dégagé, passe entre tous, ni d’autre fauteur trouble leur cause (sa manie de bouger) que tel, désinvolte, faisant sans cesse les trajets.

 

Presse :

Supposons que « s’entendre sur les mots » permette de « faire cause commune » et que cela ne marche pas, soit qu’on ne s’y « entende » pas très bien. Qu’alors à faire cavalier seul on se trouve, par exemple, fauteur de trouble, de Causes cavalières.
Turbulent « aux seuls endroits entendus », Pascal Poyet décline d'inconciliables formulations, conditions de s'unir ou de se séparer, de prendre fait et cause, pour une cause, finalement imprévue, devenue telle cavalièrement, quand elle aurait dû être (la cause est) « entendue », par exemple.
Parce qu'il y procède autour d’expressions communes, « prendre fait et cause », « fauteur de trouble », « faire cause commune », « faire cavalier seul », par glissements, emboîtements, reprises, qu’il y multiplie à force de réagencements, sur le modèle de l’engrenage, la gamme des situations (expressions) possibles, les Causes cavalières de Pascal Poyet obligent aux détours, et même si elles permettent de s’y retrouver, n’annoncent pas qu’on puisse s’entendre, sinon « cavalièrement ». C'est-à-dire ? (Anne Parian, CCP n° 2)