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Le syndrome Shéhérazade

Éric Pessan


Le syndrome Shéhérazade
paru en avril 2014
15 x 21 cm, 248 pages
isbn : 978-2-36242-046-7
prix public : 19 €
Aperçu du livre

Présentation :

On raconte des histoires pour ne pas mourir. Tant qu’on écrit, tant qu’on parle, tant qu’on écoute, on est en vie, on peut espérer connaître l’amour. C’est le syndrome Shéhérazade, on s’invente 1001 histoires par peur du silence définitif. Ce sont des nœuds d’histoires maintenues hors cadre, des cœurs de monologues absents, des moments de révélation, d’émotion, de drôlerie aussi, des moments d’effritement où la folie ordinaire libère la parole et s’insuffle dans la langue.

Le syndrome Shéhérazade est un théâtre érodé où seules les répliques subsistent : manquent la narration, le récit, l’articulation et les péripéties ; manquent les décors et le contexte. Seules demeurent les voix, les voix qui confient un moment clé, un drame, une folie joyeuse ou désespérée, une obsession. Ce livre est tissé de fragments où des personnages – parfois récurrents – se livrent, s’affrontent et se complètent dans un désir éperdu de toucher l’autre.

 

Extrait :

La nuit, quand elle dort, je ne peux pas l’approcher. Si je tente de l’enlacer, elle se réveille en sursaut, elle s’éloigne, se tasse à l’autre bout du lit.


Elle pleure si fort que je n’entends plus la télé.


Partout tu étais. C’est forcé. Où que je regarde. J’ai alors basculé dans les images. Sans avoir pris congé de personne. C’était un sacré laisser-aller. Et moi, je ne résistais pas. Bien au contraire.


J’ai appris à situer les constellations et les principales planètes. Au début, je la faisais rêver en lui montrant le ciel ; maintenant qu’elle soupire, je me demande bien à quoi cela me sert.


Un jour, on réalise que l’on n’a plus connu de fou rire depuis des années.


Une fois, mon zizi, je l’ai trempé dans la confiture pour que le chat le lèche. Avec du pâté de foie, c’est mieux.


Mes dix francs, je m’achète des bandes dessinées avec ; j’ai vraiment besoin de ces dix francs, alors je dis que j’aime très fort mon grand-père que je n’aime pas.


Le décolleté de la DRH, c’est un piège. Si tu le regardes, t’es mort.


Plus elle suppliait, plus elle s’avilissait, plus je lui parlais mal. J’ai dit des trucs que je me reprochais par la suite.

 

Presse :

CCP un article signé Nadine Agostini

Petit oiseau de révolution un article signé Mariette Navarro

Libr-critique un article signé Fabrice Thumerel

Le blog de Yv... un article signé Yves Mabon

Le clavier cannibale un article signé Claro

 

 

 

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