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Ma vie avec le docteur Lacan

Jacques Roubaud


Ma vie avec le docteur Lacan
Autobiographie
paru en novembre 2004
10 x 14 cm, 64 pages
isbn : 978-2-914688-25-3
prix public : 7 €
poids : 47 g

Présentation :

Extrait :

1.
À vingt ans je découvris très belle une amie d’enfance. Je l’aimai. Elle s’appelait Sylvia.

2.
Son père était Paul Bénichou. Sa mère, Gina, était née Labin.

3.
Nous allâmes un jour voir un film de Jean Renoir, Le crime de Monsieur Lange. J’appris que l’actrice principale avait été amie très proche de Gina Labin-Bénichou. Son nom était Sylvia Bataille.

4.
Je me rappelle que Paul Bénichou, toujours d’une élégance irréprochable, parla plusieurs fois, en ces temps anciens, des gilets colorés que portait, en leur commune jeunesse, son ami Lacan. Il me semble que c’était avec une discrète ironie.

 

Presse :

Décidément les éditions de l'Attente nous gâtent. Au moment même où nous allions envoyer les pages de ces Lettres chez le graphiste arrive, glissé sous la porte, un nouveau livre épatant. Ma vie avec le docteur Lacan est une de ces histoires merveilleuses de l'oncle Roubaud, comme lui seul est capable de nous en raconter. Un bon conseil, asseyez-vous dans la chaise qui est le symbole de cet éditeur et lisez, pour vous, pour les autres, les aventures de Jacques Roubaud et de Jacques Lacan, où vous croiserez Sylvia et Laurence Bataille – donc un peu Georges – Paul et Gina Bénichou – et leur fille – et quelques autres. À ne manquer sous aucun prétexte. (Claude Chambard, Lettres d'Aquitaine, janvier-mars 2005)

Onze brèves séquences ou paragraphes numérotés comme… les vers dans une édition universitaire. Le récit comporte deux mouvements, hors de toute chronologie. De 1 à 5, la relation de l'auteur avec la fille d'un ami du docteur et d'une amie de son épouse. De 6 à 11, les deux rencontres des deux Jacques (font 4). La séquence 5 se conclut fortement par la naissance d'une fille. De même la 11 par un point d'orgue diamétralement improductif : « je ne l'ai jamais revu. » Roubaud insiste, la poésie comme l'autobiographie met en jeu la mémoire : celle de la langue et de ses formes. Les deux dernières séquences auraient pu n'en faire qu'une : « 10. Ainsi nous nous étions rencontrés deux fois. 11. Je ne l'ai jamais revu. » Sauf qu'un décasyllabe se coupe 4 + 6, à la rigueur 6 + 4 : jamais 5 + 5. Si la séquence est au récit ce que la syllabe est au vers, avec accentuation (en français) des dernières de chaque mouvement ou mesure… Alexandre, jeune ou vieux, boite avec humour : ne courant pas après les célébrités. (Jacques Demarcq, CCP n°10)