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Ruines à rebours

Emmanuel Hocquard


Ruines à rebours
Essai d’histoire et d’architecture à Tanger
Cet ouvrage bénéficie du soutien du Centre National du Livre.
paru en avril 2010
14 x 18 cm, 56 pages
isbn : 978-2-914688-96-3
prix public : 11 €
poids : 101 g

Présentation :

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Tanger retrouve son statut international, perdu sous l’occupation par l’Espagne franquiste, et connaît, dans la décennie qui suit, une prospérité et un art de vivre sans précédent. Durant cette courte période, son cosmopolitisme très particulier – un des charmes de la cité – atteint son apogée. Après son rattachement au Maroc, en 1956, la ville se recroqueville lentement sur elle-même jusqu’à la première guerre du Golfe. Les capitaux en fuite se remettent alors à affluer et, grâce aux spéculateurs et aux promoteurs, la ville et ses alentours commencent à se hérisser de constructions démesurées, vides et clinquantes, qui ruinent peu à peu ce site exceptionnel. Chaque jour qui passe, les traces du Tanger international s’effacent irrémédiablement, et « cette ville qui était entourée de cimetières depuis toujours, dit Juanita, est devenue elle-même un cimetière. » (Angel Vazquez)

Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre.

 

Extrait :

La notion de ruine concernera des objets architecturaux. Et plus précisément des édifices généralement creux, autrement dit les constructions qui, à l’origine, habitées ou non, mettaient en relation un dedans et un dehors. Ce qui fait ruine, c’est moins l’état de délabrement, de dégradation ou de destruction d’un bâtiment que la tombée de ce qui, auparavant, servait à séparer ou à faire communiquer, sur une infinité de modes, des dedans et des dehors. Ruine désigne cette tombée. “ Tomber en ruine ” est un pléonasme. Ruine atteste proprement l’annulation des différenciations entre intérieur et extérieur.

 

Presse :

      • Poezibao, 16 février 2011, un article signé Anne Malaprade