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L’autoportrait Chronique

Francis Cohen


L’autoportrait Chronique
paru en octobre 2008
15,5 x 21 cm, 174 pages
isbn : 978-2-914688-78-9
prix public : 16 €
poids : 258 g

Présentation :

L’autoportrait chronique témoigne. Il s’agit d’une enquête dont le nom est à la fois l’objet et l’instrument. Le nom permet d’accorder l’incompréhensible au témoignage sous la forme d’un récit critique.
Dans le livre l’auteur ne part jamais de rien. Et sur le nom, il n’y a rien à dire sinon la fiction qui le supporte.

Le livre a été publié dans une autre version sous le titre Chronique du carré dans la revue Fin de 1999 à 2006. Le livre s’est construit par la rencontre et le recoupement qui pré-existe autour du carré, soit 4 poètes majeurs : Anne-Marie Albiach, Jean Daive, Claude Royet-Journoud, Alain Veinstein. Le travail du nom est l’élaboration de Francis Cohen qui nomme et établit des liens d’ordre littéraire
(Celan, Collobert, Dupin, Giroux, Hocquard, Jabès, Laporte, Reverdy...), artistique (Duchamp, Fauquet, Stratos, Tapies, Fredrikson, Kermarrec, Twombly, Kandinsky...), philosophique (Nietzsche, Derrida, Deleuze, Spinoza, Faye...). Des noms amènent d’autres noms car il n’y a pas de nom sans nom et «Ce que tu ne peux nommer, il faut le taire» (Wittgenstein). Se faire un nom ou faire un nom ? Déployer toutes les stratégies pour se faire attendre, nommer ses retards.
Ainsi, le lecteur a un guide pour mener l’enquête, il possède la clé accédant à l’intrigue. Des citations jalonnent et accompagnent méthodiquement le propos théorique d’une oeuvre concrète.
L’autoportrait chronique est un essai dard sur l’angle d’une mémoire au carré, un récit critique des plus innovant, donc.

Extrait :

Quelle est l’introduction ? L’enfance. L’enfance scandaleuse redépave l’installation tétralogique. Il y a un cycle ou une virgule dont je suis l’héritier, j’aurais voulu en m’abstenant du désastre saisir les indices qu’il redispose. Il y a deux méthodes : daller et dépaver. Et lisant La Condition d’infini, j’ai déjà admiré l’enfance dépavée s’introduisant dans faire « semblant » c’est-à-dire finalement chercher du côté de l’identité une virgule et trouver la délinquance. J’ai retrouvé l’itinéraire de leurs années soixante-dix en introduisant une temporalité virgulée dans le carré.

    Maintenant je vois Alain Veinstein sortant du café-bar page 231, quelques heures plus tard les bras dans le dos il attend devant la Préfecture de la SEINE, sous le DÉPÔT des œuvres d’art p. 230. Anne-Marie Albiach fume de profil à Neuilly p. 232, de face p. 233. Claude Royet-Journoud p. 223 sur le balcon, Jean Daive dans une boucherie, entre deux porcs verticaux p. 225 projette une diagonale dans le Travail de poésie.

    Sans pagination, dos au mur à distance d’écrire, j’écris pour mieux entendre ce qu’ils ont vu ; oubliant les raisons qu’ils ont eues d’écrire, je cherche un récit plus interne, le monde je. Et moi, je serai l’introduit, témoin d’une présence féminine exposant la loi(e) d’impulsion pure. Anne-Marie Albiach. Elle redessine ces corps renversés sur les dalles pendant que les hommes abandonnent le carré. Nous sommes seuls, je provoque un rire pour en extraire son récit.

Presse :

Du même auteur :

Singeries pour Jacques Dupin
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paru en novembre 2010