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téléologies

Frédéric Dumond


téléologies
Prolégomènes
paru en octobre 2007
14,5 x 20 cm, 52 pages
isbn : 978-2-914688-66-6
prix public : 7 €
poids : 102 g

Présentation :

téléologies est un ensemble de pièces et performances travaillant l’infralangage.
Chaque texte est écrit avec un nombre très restreint de mots. Ce qui est travaillé là se situe donc dans tout le hors-champ de la langue, ce qui linguistiquement ne s’analyse pas et qui est pourtant présent, et très fortement, dans la parole. C’est-à-dire, notamment et non exclusivement, le contexte de la phrase, le ton, la voix, le visage de celui qui la dit, le contexte physique, spatial, temporel de son émergence, et ce qui, par les yeux du locuteur, passe de ce qui est exprimé avec les mots, en somme un immense background invisible, sans qui, pourtant, rien de l’ordre du sens ne saurait exister.

 

Extrait :

   vous allez voir, vous allez voir
demain, demain
dès demain, dès demain
vous verrez demain, demain, vous verrez
demain, ah, demain
ce sera, oui, ce sera
vous verrez, ce serra, vous verrez
demain, demain, ce sera, ah ce sera
oui, ce sera tellement, tellement oui
demain sera, ce sera
vous verrez, oui
oui, c’est demain que commence enfin
c’est demain, oui, dès demain, oui, dès demain
vous allez voir, vous allez voir
voilà, c’est pour demain, c’est juste là

 

Presse :

La langue en soi n'existe pas – cf. Meschonnic… – sans ces situations qui affectent, conduisent l'interlocuteur à croire comprendre, décider d'un sens (selon l'état de fraîcheur de la conscience, la qualité de la digestion, le bruit de la pluie, la peur de certains mots, etc.). Et c'est le grand mérite de l'auteur (également vidéaste, plasticien, performer) de déplacer le point de vue, aller contre les vents courants, inviter le lecteur à chercher ce qui ne se dit pas, ou ne s'entend pas, est sous le texte (Entretien sur le site khiasma et site frédéricdumond). « Ça a l'air », mais ça ne l'est pas, lorsqu'il y a conversations insoumises à l'épreuve de vérité qui se font par reprises, se défont par variations, taquinent « fallait pas / c'était vraiment pas la peine », défient les tentations métaphoriques. Juste quelques mots. « Il faudra vous battre […] vite, vite […] c'est tout de suite » en effet c'est toujours maintenant qu'il nous faut nous battre pour se parler. Revigorant ! (Claude Favre, CCP n°16)

 

Du même auteur :

we are under attack
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paru en juin 2011