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Elles racontent..., volume trois

Françoise Valéry, Association Promofemmes


Elles racontent..., volume trois
Quarante-six contes et histoires du monde
paru en décembre 2002
20 x 21 cm, 164 pages
isbn : 978-2-914688-10-9
prix public : 16 €
poids : 528 g

Présentation :

Voici le troisième volume de Elles racontent…, encore plus fourni que le précédent qui était déjà plus épais que le premier. Quand j’ai commencé à demander aux adhérentes des contes pour faire des livres, je ne m’attendais pas à une telle quantité de réponses !
Il faut croire que raconter, ou entendre raconter une histoire, rappelle une autre histoire et ainsi de suite, ceci ajouté à un nombre croissant d’adhérentes à l'association, de tous âges et d’origines géographiques très diverses.

Dans ce volume comme dans les précédents, de nombreuses histoires sont racontées par Zahra Zineddaine, une véritable mine d’or pour la mémoire du Maroc. Avec la venue d’Ayrie Ahmedova, vous trouverez aussi beaucoup de contes de la Turquie et de la Bulgarie, souvent illustrés par sa fille Zineb.
(Extrait de l'introduction)

 

Extrait :

L’histoire de Sidi Ahmed Edahbi

Il y a un paysan qui a sept individus de chaque espèce. Sept moutons, sept vaches, sept poulets, sept chèvres, sept femmes, sept chameaux, sept ânes... mais de tout ce monde, personne ne peut avoir d’enfant.

Ce paysan, à chaque fois qu’il engage un berger pour s’occuper de ses animaux, le berger ne revient pas, les animaux reviennent tout seuls. Les bergers ne reviennent jamais. Le paysan commence à se poser des questions. Il ne comprend pas ce qui se passe avec les bergers.

Un jour, il décide d’amener lui-même ses animaux au pré. Quand il arrive au pré, il trouve un monstre qui vient pour le manger, comme il a fait auparavant avec les autres bergers. Mais le paysan n’a pas peur et il lui dit : «Salam*» (Que la paix soit avec toi).
Le monstre lui dit : «Si tu ne m’avais pas salué, je t’aurais mangé en une bouchée, j’aurais bu ton sang en une gorgée et avec tes os, j’aurais fait des cure-dents.»
Le paysan lui dit : «Avant, j’envoyais toujours un nouveau berger avec mes animaux, et aucun ne revenait jamais.»
Le monstre lui répond que c’est lui qui les a mangés. Alors le paysan commence à raconter son histoire au monstre : «Tu vois, je suis un homme riche, j’ai beaucoup d’animaux, et de chaque espèce, j’en ai sept. Des femmes aussi, j’en ai sept mais de tout ce monde, personne ne peut avoir d’enfant.»
(…)

 

Presse :

Une friction des cultures est à l’œuvre, vivante, elle nourrit une réflexion sur les racines, la mémoire et la transmission. Françoise Valéry y participe dans cette association d’alphabétisation, en ‘récoltant’ des contes à l’aide de traductrices. Un incroyable cadeau au présent, dans le respect d’une littéralité, un travail de longue haleine qui s’applique à préserver au plus près le style du récit oral. Dans la marge, quand c’est nécessaire, des notes explicatives plutôt qu’une réécriture ‘à la française’, qui aurait trop éloigné ces histoires des voix qui les ont racontées. Les textes sont accompagnés de dessins au trait, illustrations ou autres traductions ? (Lettres d'Aquitaine, février-mars 2003)