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Dans l’enfer des profondeurs

par Hubert Lucot

Couverture d’ouvrage : Dans l’enfer des profondeurs
Fiche technique :Prix (Français): 7,20 €
ISBN : 978-2-914688-24-6
Taille : 10,00 x 14,00 cm
Pages : 96

Rapports d'enquête

En l’an 2000, Hubert Lucot vécut une étrange aventure. Apparatchiks du sport, groupements, sponsors (partenaires des organisations olympiques et du commerce de la drogue), banques nationales et internationales pesèrent sur lui pour qu’il n’en publie pas le récit. Aujourd’hui, la prescription tacite et le courage d’un éditeur bordelais ont conjuré la malédiction.
Cet éditeur rappelle des faits désormais historiques.
Le 26 décembre 1999, alors que Monaco était leader du championnat de France de football (Division I), le Bureau des océanographes de cette Cité-État confia à Hubert Lucot la tâche périlleuse de descendre dans les profondeurs en respectant l’ordre du classement des divisions I et II. Les deux classements demeuraient inchangés jusqu’au 11 janvier pour la I et jusqu’au 15 janvier pour la II. En effet, les 38 clubs observaient la trêve de Noël.
(Extrait de l'avant-propos)

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Héliport de Monaco, 27 déc. 1999

Chers océanographes,

Je vous remercie de m’avoir confié la tâche de m’enfoncer dans les profondeurs.
Je remercie le prince Rainier de m’avoir prêté son hélicoptère personnel.
Pour détourner les soupçons, j’enverrai mes rapports à un poète plasticien qui saura vous les transmettre. Il est basé à Toulon, ville qui a disparu de la carte de France (du football).

*

Lyon, le 27 déc. 1999, 19 h

Chers océanographes,

La ville ne pavoise pas. Elle attend le 11 janvier pour se déchaîner devant un million de téléviseurs retransmettant le match disputé à Paris. On m’a laissé atterrir sur la Croix Rousse. J’ai dévalé à pied les petites rues pour mon plus grand plaisir.
Comme je sifflote avec naturel, aucun Lyonnais ne soupçonne que je flaire les profondeurs.

*

Paris, le 28 déc. 1999, 12 h

Chers océanographes,

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Paris-Saint-Germain n’est pas la capitale de la France. Tant s’en faut.
Paris tout court est une ville étrange. Les rues sont plutôt bien éclairées mais, le soir, une multitude de cyclistes et de rollers naissent de la nuit et y retournent.
Interrogés, les Parisiens disent ne pas se soucier de la terrible bataille PSG – Lyon du 11 janvier, ni se souvenir de la défaite devant Auxerre.

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Critiques :Claude Chambard dans Dans l’enfer des profondeurs a écrit:

Saviez-vous qu'Hubert Lucot est amateur de football ? Non ?! Alors précipitez-vous sur ce petit livre, illustré par l'auteur, où vous plongerez, en bonne compagnie, de match aller en match retour, dans le classement des divisions 1 et 2 du championnat de France. Du 27 décembre 1999 à Monaco, à Valence le 14 janvier 2000. Le roman d'un ailier droit, si je ne m'abuse.
(Lettres d'Aquitaine, janvier-mars 2005)

Serge Airoldi dans Sud-Ouest Dimanche le 28 novembre 2004 a écrit:

Les petits enfers d'Hubert Lucot


À propos de l’auteur

Hubert Lucot, fils du réalisateur René Lucot, 1935-2017. Après de nombreux poèmes, il écrit des livres brefs à l’écriture serrée puis il compose de mai 1970 à juin 1971, un livre d’une seule page aux phrases entrecroisées (une affiche panoramique de 5,20 m de large sur 3,50 m de haut) : Le Grand Graphe, "Chaque chose en son temps", publié par Tristram en 1990. Cette œuvre majeure d'action writing a orné le plafond d'une station de métro parisien.
"[…] Le terme Graphe est un thème mathématique qui désigne la représentation graphique de certains réseaux de relations, réseaux fermés ou non. Utilisé en littérature (écrire se dit en grec grapheïn), le terme recouvre une réalité nouvelle, différente ; "écrire" un graphe, c’est donc réaliser une œuvre écrite d’un type particulier, visible dans son ensemble.
Hubert Lucot : « D’abord il n’y avait rien... Rien qu’un profond désir. Il y avait des morceaux de papier, non écrits, ci et là, l’un sur le coin de la table. Je l’attrapai, bien lisse, le verso vierge, et j’attaquai : je me citai, je répétai de tête... Très vite je variai, je précipitai, j’énumérai, je fléchai, à droite, à gauche, en bas dans cette portion d’espace... C’était le 14 mai 1970. Désormais j’écrirai librement : là où il y a de la place, là où l’espace m’appelle. » […]"
Jean-Didier Wagneur, Libération.

Bibliographie

La Conscience, POL, 2016 • Je vais, je vis, P.O.L, 2013 • Overdose, Le bleu du ciel, 2011 • Le Noyau de toute chose, P.O.L, 2010 • Allègement, P.O.L, 2009 • Le Noir et le bleu, Paul Cézanne, Argol / Réunion des musées nationaux, 2008 • Recadrages, P.O.L, 2008 • Lucot, H. L., l'entretien d'Hubert Lucot réalisé par Didier Garcia, Argol, 2008 • Le Centre de la France, P.O.L, 2006 • Dans l’enfer des profondeurs, L’Attente, 2004 • Opérateur le néant, P.O.L, 2004 • Opérations, P.O.L, 2003 • Frasques, P.O.L, 2001 • Probablement, P.O.L, 1999 • Les voleurs d'orgasmes, P.O.L, 1998 • Sur le motif, P.O.L, 1995 • Les Affiches de poésie n°8, 11, 14, 52, Le bleu du ciel, 1993, 1994, 1995 • jac Regrouper (1966-1968), Carte blanche, 1993 • Bram ou Seule la peinture, Maeght, 1994 • Le Grand Graphe, 1970-1971, version originale de 12 m2 accompagnée du Graphe par lui-même, version linéaire, Tristram, 1990 • Le Gato noir, Tristram, 1990 • Dépositions, Colorature, 1990 • Simulation, Imprimerie nationale, 1990 • Langst, P.O.L, 1984 • Phanées les nuées, Hachette-P.O.L, 1981 • Autobiogre d’A.M. 75, Hachette-P.O.L, 1980 • Le Dit des lacs, Orange Export Ltd, 1980 • , Orange Export Ltd, 1979 • Overdose, Orange Export Ltd, 1976 • Opéra pour un graphe, musique de Marcel Goldmann, France-Culture, 1972 • Bram moi Haas, Agnès Gei, 1969 • Information, suivi de ET, Fragment 1, 1969