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Arrête maintenant

par Caroline Dubois

Couverture d’ouvrage : Arrête maintenant
Fiche technique :Prix: 7,00 €
ISBN : 978-2-36242-002-3
Taille : 14,50 x 20,00 cm
Pages : 26

Monologues ubiques

Avec quels mots parle-t-on ? Avec les siens ou avec ceux des autres ? Avec les siens ou avec ceux des morts ? D’où viennent les phrases qui nous traversent ? Sur ce sujet, Caroline Dubois livre un monologue d’une naïveté feinte : une réussite précise, économe, subtile…
(Éric Suchère)

Arrête maintenant a été initialement publié dans la collection Week-end en 2001.

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Je me demande s’il est possible comme le voulait Jean-Pierre Léaud dans La Maman et la Putain de ne parler qu’avec les mots des autres — ceux des morts par exemple — ce dont certains vivants vous font toujours plus ou moins le reproche — ou de ceux qui parfois semblent parler vivants comme feraient des morts — c’est à dire avec des mots entre crochets qui sortent puis s’arrêtent et attendent — comme s’ils étaient dits exprès pour être pris et répétés.

Par exemple lorsque je m’entends dire je trouve toujours le monde tel qu’il est formidable — phrase que je n’aurais jamais pu inventer moi-même dans la réalité je sais que je parle avec les mots d’un autre — entre les beaux crochets d’un autre — mort maintenant mais dont le monde tel qu’il est est venu jusqu’à moi — et longtemps resté là au-dessus de ma tête a attendu que je sois en mesure de le prendre — j’aime ça.

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Je trouve toujours le monde tel qu’il est formidable

— Arrête maintenant

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Critiques :Anne Malaprade dans POEZIBAO a écrit:

Arrête maintenant a été initialement publié dans la collection Week-end en 2001. Cette injonction n’avait pas fini de nous dire toutes ses intentions malicieuses. La narratrice de ce court texte, qui se présente sous forme de fragments de prose scandés par des tirets ménageant pauses et effets de retrait, questionne l’origine des mots et le poids que leur âge et emploi antérieur confèrent. Plutôt que d’essayer de parler avec ses hypothétiques propres mots (qui n’appartiennent à personne, et qui ne sont mots que parce qu’ils sont partagés, et souillés par la communauté qu’ils fondent), la locutrice se pose un défi: ne communiquer qu’à partir des mots des autres, morts et vivants, avec lesquels on habille, déguise et accoutre sa parole. (…)
(Poezibao, 16 février 2011)


À propos de l’auteur

Caroline Dubois est une poète française, née en 1960 à Paris où elle habite et travaille.
Son écriture aux angles d’approche décalés a fait d’elle une des poètes les plus remarquées de ces dix dernières années.

Bibliographie

- Arrête maintenant, (nouvelle édition) L’Attente, 2010 - Pose-moi une question difficile (in rup&rud – l’intégrale 1999-2004), L’Attente, 2009 - comment ça je dis pas dors, P.O.L, 2009 - C’est toi le business, P.O.L, 2005 - Malécot, contrat maint, 2003 - Arrête maintenant, L’Attente, collection "Week-end", 2001 - Je veux être physique, Farrago, 2000


Un cas sans clef

par Keith Waldrop, Rosmarie Waldrop

Couverture d’ouvrage : Un cas sans clef
Fiche technique :Prix : 7,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-99-4
Taille : 14,50 x 20,00 cm
Pages : 32

Abécédaire sous contrainte

Un cas sans clef est un abécédaire ancré dans le collage, l’inattention fragmentée, l’enquête historique et la variation formelle, écrit – et à présent traduit – à quatre mains. D’ailleurs une formidable performance de traduction à partir d’un texte à contraintes multiples, plein d’humour, de rebondissements et de double sens.

Parution :
Traducteurs :
Thématiques :
Extrait :

Extrait :

1

Écrire en anglais

2

Écrire en anglais

les mots font des écarts

3

Écrire en anglais

le moindre écart est tout un

événement

À propos des auteurs

Keith Waldrop

Keith Waldrop et son épouse Rosmarie, pendant leurs années d’études à l’Université du Michigan, fondent la revue Burning Deck. Celle-ci se transforme en maison d’édition, et de nos jours Burning Deck reste l’une des plus en vue dans le monde turbulent de la « petite édition ». Autour des Waldrop s’est constitué un des pôles majeurs de la poésie et de l’activité littéraire aux États-Unis. Au cours des quinze dernières années, K.W. a publié quatorze titres, dont Transcendental Studies (University of California Press, 2009), qui a valu à son auteur le National Book Award pour la poésie. Il est également un traducteur de premier ordre de poésie française contemporaine, et il a publié de remarquables versions des Fleurs du mal et du Spleen de Paris, de Baudelaire. Son œuvre poétique est également traduite en français, notamment Le vrai sujet, publié chez José Corti en 2010.
Les livres qu’il écrit en commun avec Rosmarie Waldrop seraient l’œuvre d’un « troisième Waldrop », qui n’écrit ni tout à fait comme Keith, ni tout à fait comme Rosmarie.

Bibliographie

En français (livres traduits de l'américain)Tant qu'il fera jour - une histoire américaine, traduit par Paol Keineg, l'Attente, 2015 • L’irrattrapabilité, suivi de Le Maître de la crucifixion de Providence, traduit par Bernard Rival, Théâtre Typographique, 2013 • Naufrage au havre, traduit par Bernard Rival, Contrat main, 2013 • Intervalles, traduit par Alain Cressan, Lnk, 2011 • Le vrai sujet, traduit par Olivier Brossard, José Corti, 2010 • Échos de Mrs. Crowe, traduit par Bernard Rival, Contrat main, 2009 • Pertes inespérées, traduit par Bernard Rival et Bénédicte Vilgrain, Théâtre typographique, 2008 • Taches d’eau, traduit par Paol Keineg, Format Américain, 1997 • Aimer par description, traduit par Françoise de Laroque, Créaphis, 1996 • Une cérémonie qui se passait ailleurs, traduit par Françoise de Laroque, Fourbis, 1990 • Poème de mémoire, traduit par Anne-Marie Albiach, Orange Export, 1982 De Keith & Rosmarie WaldropUn cas sans clef, traduction de Marie Borel et Françoise Valéry, éditions de l’Attente, 2010 • Light Travels, traduit par David Lespiau, éditions de l’Attente, 2006 • Tome un, traduction collective Royaumont et Juliette Valéry, Créaphis (Un bureau sur l'Atlantique), 1997


Rosmarie Waldrop

Née en 1935 en Allemagne, Rosmarie Waldrop vit à Providence, Rhode Island (États-Unis). Elle est poète, traductrice et, avec son mari Keith Waldrop, co-dirige les éditions Burning Deck depuis 1961. Cette maison d’édition au long cours est un cas unique, un modèle clef dans le monde de l’édition de poésie. Rosmarie Waldrop a traduit entre autres Edmond Jabès, Jacques Roubaud, Emmanuel Hocquard, et plusieurs poètes allemands. Des traductions de son travail ont été publiées en France et dans de nombreux pays d’Europe.
Les livres qu’elle écrit en commun avec Keith Waldrop seraient l’œuvre d’un « troisième Waldrop », qui n’écrit ni tout à fait comme Keith, ni tout à fait comme Rosmarie.

Bibliographie

En français (livres traduits de l'américain)En voie d'abstraction, traduit par Françoise de Laroque de Driven to Abstraction, L'Attente, 2020 • Manuel de mandarin, traduit par Bernard Rival, contrat maint, 2016 • La revanche de la pelouse, traduit par Marie Borel & Françoise Valéry de The Lawn of Excluded Middle, éditions de l’Attente, 2012 • La route est partout, traduit par Abigail Lang de The Road is Everywhere, éditions de l’Attente, 2011 • d’Absence abondante, traduction collective dirigée par Pascal Poyet, de Lavish Absence, contrat maint, 2009 • Dans n’importe quelle langue, traduit par Pascal Poyet, contrat maint, 2006 • La reproduction des profils, traduit par Jacques Roubaud, Melville, 2004 (première édition : La Tuilerie Tropicale, 1991) • Pelouse du tiers exclu, traduit par Marie Borel, extrait de The Lawn of Excluded Middle, Format Américain, 2001 • Pré & con, traduit par Pascal Poyet, contrat maint, 1999 • Quand elles sont douées de sens, traduit par Françoise de Laroque, Spectres Familiers, 1989 • Différences à quatre mains, traduit par Paol Keineg, Spectres Familiers, 1989 • Le mouchoir de la fille du roi Pépin, traduit par Rosy Pinhas-Delpuech, Liana Lévy, 1989 • Comme si nous n'avions pas besoin de parler, traduit par Roger Giroux, Terriers, 1980 De Keith & Rosmarie WaldropUn cas sans clef, traduit par Marie Borel et Françoise Valéry, éditions de l’Attente, 2010 • Light Travels, traduit par David Lespiau, éditions de l’Attente, 2006 • Tome un, traduction collective Royaumont et Juliette Valéry, Créaphis (Un bureau sur l'Atlantique), 1997 Dans des anthologies ou en revueRoyaumont : traduction collective 1983-2000, Rémi Hourcade, Grâne, pp. 497-503, Créaphis, 2000 • Fenêtre d’accélération, traduit par André Paillaugue, 3ème partie du livre The Lawn of excluded Middle (Duration Press, 1993), revue Action poétique n° 160-161, octobre 2000 • Je te continue ma lecture, M. Cohen-Halimi & F. Cohen, P.O.L, 1999 • Une "Action Poétique" de 1950 à aujourd'hui, Pascal Boulanger, Flammarion, 1998 • Le poète d'aujourd'hui (1987-1994), Dominique Grandmont, Maison de la Poésie Rhône-Alpes, 1994 • 20 Poètes Américains (M. Deguy/J. Roubaud), Gallimard, 1980


Littéralicismes

par David Christoffel

Couverture d’ouvrage : Littéralicismes
Fiche technique :Prix : 10,50 € EUR
ISBN : 978-2-914688-98-7
Taille : 14,00 x 18,00 cm
Pages : 78

Poésie digitale après traductions automatiques

David Christoffel manipule les prothèses électroniques destinées à nos écrits pour en tirer d’étranges formulations poétiques. Il écrit : « J’appelle littéralicisme la joie venue d’un bonheur d’expression né d’une traduction trop littérale. Devant l’abrupte non-rondeur de tournures sans auteur, n’étant pas plus inventives que choisies, l’art qui consiste à les cueillir et les rogner pour ne pas les signer, est question de ne pas faire du concassement le trop-plein. » Ainsi les heurts syntaxiques des traductions automatiques sont-elles la source d’un retraitement de l’expression écrite et la matière d’un cut-up que l’on retrouve ici en belle page. Des notes au sujet de cette élaboration apparaissent en fausse page, comme projetées en cadre. Ces refenêtrages mettent le fil du texte en tension, entre critique et poésie. La mise en regard des deux textes produit des continuités accidentelles qui ajoutent une dimension supplémentaire au poème.

Parution :
Extrait :

Mais. Ce n’est pas parce que la méfiance est de bon aloi qu’il faut se méfier de la méfiance. Par contre, il faut se méfier du bon aloi. Par exemple, le bon aloi peut entendre qu’il peut être cocasse, voire poétiquement cocasse, de faire traduire

des modèles

Ainsi, les importances originales ont été remplacées

En outre, quelques constructions nouvelles sont nées

respectivement,

des prises directes dépôt aussi.

Ces mots ne pouvaient plus naturellement participer

le 2ème décalage de son, de sorte qu’ils sont

plus semblables sous leurs formes

À propos de l’auteur

David Christoffel est né en 1976, à Tours. Il vit et travaille à Clichy. Il a approfondi la clarinette à l’école de Musique de Luçon, la philosophie à l’université de Nantes et la musicologie à l’EHESS. Présentateur et chroniqueur pour Sophia, la banque de programme de Radio France, depuis 2000, il a également collaboré dès 2010, à l’émission de France Culture "Les passagers de la nuit". En plus des opéras parlés où la poésie et la musique se parataxent, il publie dans les revues papier BoxonIl Particolare, Action restreinte, EnculerSocial-TraîtreChimères et, sur internet, Criticalsecret et La Revue des ressources. Depuis 2004, entre la poésie, la musique et la radio, il enregistre également des créations sonores et des audio-performances.

Bibliographie

Consolante électorale, collection "Trait court", Passage d'encres, 2015 • Judex, collectif avec LL de Mars, Cinquième couche, 2015 • Argus du cannibalisme, Publie.net, 2011 • Joubertiade, collection "à La Motesta Â", Fidel Anthelme X, 2011 • Littéralicismes, L'Attente, 2010 • David Christoffel comix, avec Colville Petitbon, 2010 • Ventouses et autres amitiés, HAPAX magazine, 2010 • Récital pour Hyppolite, 36 édition, 2009 • Dialogique pour l'Origine des individus, Criticalsecret, 2009 • J.T.A.C., Artchipel, 2009 • Tractions Wah-wah, Voix éditions, 2008 • Avec Tarkos dans le titre, Cahiers de la Seine, 2008 • Traité du délassement, Hapax, 2007 • Faustroll à l'étouffé, Cynthia 3000, 2007 • La Lune indexée, portfolio avec Igor Delmas, 2005 • Cela n'étant dire, Lisières, 2004 Liste des publications multimedia sur le site de l'auteur


Ruines à rebours

par Emmanuel Hocquard

Couverture d’ouvrage : Ruines à rebours
Fiche technique :Prix : 11,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-96-3
Taille : 14,00 x 18,00 cm
Pages : 56

Essai d’histoire et d’architecture à Tanger
Avec le soutien du Centre National du Livre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Tanger retrouve son statut international, perdu sous l’occupation par l’Espagne franquiste, et connaît, dans la décennie qui suit, une prospérité et un art de vivre sans précédent. Durant cette courte période, son cosmopolitisme très particulier – un des charmes de la cité – atteint son apogée. Après son rattachement au Maroc, en 1956, la ville se recroqueville lentement sur elle-même jusqu’à la première guerre du Golfe. Les capitaux en fuite se remettent alors à affluer et, grâce aux spéculateurs et aux promoteurs, la ville et ses alentours commencent à se hérisser de constructions démesurées, vides et clinquantes, qui ruinent peu à peu ce site exceptionnel. Chaque jour qui passe, les traces du Tanger international s’effacent irrémédiablement, et "cette ville qui était entourée de cimetières depuis toujours, dit Juanita, est devenue elle-même un cimetière." (Angel Vazquez)

Parution :
Thématiques :
Extrait :

La notion de ruine concernera des objets architecturaux. Et plus précisément des édifices généralement creux, autrement dit les constructions qui, à l’origine, habitées ou non, mettaient en relation un dedans et un dehors. Ce qui fait ruine, c’est moins l’état de délabrement, de dégradation ou de destruction d’un bâtiment que la tombée de ce qui, auparavant, servait à séparer ou à faire communiquer, sur une infinité de modes, des dedans et des dehors. Ruine désigne cette tombée. “ Tomber en ruine ” est un pléonasme. Ruine atteste proprement l’annulation des différenciations entre intérieur et extérieur.

Critiques :Anne Malaprade dans POEZIBAO a écrit:

La circulation des mots procure un bonheur intense à celui qui les emploie : j’écoute la chaîne des mots dans laquelle je plonge avec délice, prise dans un courant qui me relie et me contient tout à la fois : « […] et je pense que se tenir comme ça très calme entre ça et ça est le bonheur ». Ce flux, ce courant, ce mouvement incessant, Emmanuel Hocquard l’identifie à une ville, Tanger, dont il dresse un diptyque temporel en confrontant sa mémoire à un processus rigidifiant toute chronologie. Qu’est-ce que ces Ruines à rebours nous disent du monde tel qu’il va, de l’architecture telle qu’elle crispe le mouvement, et de la vie telle qu’elle pourrait, peut-être, être œuvre d’art ? Dans les années cinquante, cette cité au statut international vivait à toute allure, à tous vents, traversée par des influences multiples qui en firent une véritable île au trésor. Par la suite, rattachée au Maroc, la ville s’est figée : les mouvements et les échanges se sont taris, le dehors a cessé de fluidifier le dedans, et les forces centrifuges qui s’y exprimaient ont décliné.

Anne-Françoise Kavauvea a écrit:

Lorsque le temps fige les lieux dans un ailleurs peuplé de souvenirs qui en deviennent la fonction, la ville s'ouvre à tous les vents. Carrefour politique, géographique, temporel, Tanger se dégrade, mais étrangement, ce mouvement est devenu imperceptible ; le seuil entre le vivant et la mort semble aboli. De cette déshérence (qui sont ceux qui en ont construit l'identité ? A qui a-t-elle été transmise ?) naît une beauté fragile mais immuable comme celle d'un délicat insecte piégé dans l'ambre translucide que la lumière irise.
Quel texte !


À propos de l’auteur

Emmanuel Hocquard est né à Cannes en 1940, décédé à Mérilheu en 2019. Poète, traducteur et éditeur, il a fondé et co-dirigé, avec Raquel Levy, les éditions Orange Export Ltd. (1973-1986) et a dirigé le département de Littérature contemporaine à l’A.R.C. (musée d’Art Moderne de la ville de Paris) de 1977 à 1991. Il a rencontré le peintre Alexandre Delay à la Villa Médicis (1987) avec lequel il a fait plusieurs livres. En 1989, il fonde Un bureau sur l’Atlantique, association destinée à favoriser une meilleure connaissance, en France, de la poésie américaine contemporaine, qu’il a co-dirigé avec Juliette Valéry.

Bibliographie

- Le cours de Pise, P.O.L, 2018 - Muriel film, cipM, 2017 - Ce qui n'advient pas, post-scriptum (Une grammaire de Tanger V), coll. "Le Refuge en Méditerrannée", cipM, 2016 - Avant, épilogue (Une grammaire de Tanger IV), coll. "Le Refuge en Méditerrannée", cipM, 2012 - Les coquelicots (Une grammaire de Tanger III), coll. "Le Refuge en Méditerrannée", cipM, 2011 - Ruines à rebours, L'Attente, 2010 - Méditations photographiques sur l'idée simple de nudité, P.O.L, 2009 - Les babouches vertes (Une grammaire de Tanger II), institut français Tanger Tétouan / cipM, 2009 - Une grammaire de Tanger, institut français Tanger Tétouan / cipM, 2008 - Conditions de lumière, P.O.L, 2007 - Terrasse à la Kasbah, cipM, 2006 - Tanger / Marseille, Un échange de poésie contemporaine, coll. "Import/Export", cipM, 2004 - Silva, contrat maint, 2003 - L’Invention du verre, P.O.L, 2003 - L'Invention du verre, coll. "Week-End", L'Attente, 2001 - Ma Haie - Un privé à Tanger 2, P.O.L, 2001 - Le Consul d’Islande, P.O.L, 2000 - Un test de solitude, P.O.L, 1998 - Cette histoire est la mienne, Petit dictionnaire autobiographique de l’élégie, Notes, 1997 - Le Voyage à Reykjavik, avec Alexandre Delay, P.O.L, 1997 - Les Oranges de Saint-Michel, avec Juliette Valéry, Stèles, 1996 - L’Année du goujon, avec Juliette Valéry, À Passages / Le Coupable, 1996 - Allô, Freddy ?, avec Juliette Valéry, cipM / Spectres Familiers, 1996 - Codicille, Librairies Atlantiques, 1995 - Theory of tables, trad. Michael Palmer, O-Blek éditions, 1994 - Le Commanditaire, avec Juliette Valéry, P.O.L, 1993 - Théorie des tables, P.O.L, 1992 - Hier, avec Alexandre Delay, musée de l’Élysée, Lausanne, 1991 - Les Élégies, P.O.L, 1990 - Le Cap de Bonne-Espérance, P.O.L, 1989 - Deux étages avec terrasse et vue sur le détroit, Royaumont, 1989 - La Bibliothèque de Trieste, Royaumont, 1988 - Un privé à Tanger, P.O.L, 1987 - Le Modèle et son peintre, avec Alexandre Delay, Villa Médicis, 1987 - Des nuages et des brouillards, Spectres Familiers, 1985 - Aerea dans les forêts de Manhattan, P.O.L, 1985 - Une ville ou une petite île, Hachette / P.O.L, 1981 - Une journée dans le détroit, Hachette / P.O.L, 1980 - Les dernières nouvelles de l’expédition sont datées du 15 février 17 . ., Hachette / P.O.L, 1979 - Album d’images de la villa Harris, Hachette / P.O.L, 1978 Anthologies - Tout le monde se ressemble, une anthologie de poésie contemporaine, P.O.L, 1995. - 49 + 1 nouveaux poètes américains (avec Claude Royet-Journoud), Un bureau sur l’Atlantique / Royaumont, 1991. - 21 + 1 poètes américains d’aujourd’hui (avec Claude Royet-Journoud), Delta, 1986. - Orange Export Ltd. 1969-1986 (avec Raquel Levy), coll "Poésie", Flammarion, 1986, 2020. - Monostiches / one-line poems (avec Claude Royet-Journoud), Notes, 1986.


Movimento

par Anne-Gaëlle Burban

Couverture d’ouvrage : Movimento
Fiche technique :Prix : 10,50 € EUR
ISBN : 978-2-914688-95-6
Taille : 14,00 x 18,00 cm
Pages : 70

Biographie fictive

Ici ni grands mots ni grandes idées. Du texte en pente douce. La vie par petites touches. Un mot parfois touche une chose, la caresse, l’effleure, puis l’abandonne à sa vie propre, à son autonomie fragmentaire. Ça n’était qu’un instantané – un agrégat provisoire de pensées, de rêveries, d’araignée dans la douche et de lumière à la fenêtre. Tout est étrange, tout est familier. Tout est quotidien, tout est l’infini.
François Bégaudeau

Parution :
Extrait :

Elle sort une cigarette de son paquet et la met à sa bouche. Son briquet sort une flamme timide avant de créer le foyer distraitement attendu. Elle, elle a des destinations souhaitées : Bretagne, Dordogne et plus si affinités. Le rythme, après c’est une question de probabilités. Les vacances, pour elle, ce n’est pas un soufflé. Les vacances pour elle ça n’existe pas. Ce qui l’intéresse c’est le chemin parcouru d’un point A à un point B. Pour l’itinéraire, elle aime se reposer sur lui. Lui avec elle donnent naissance à une hodologie jusqu’ici insoupçonnée. L’étude des chemins ça lui plaît. Cette tension la fait être. Elle ne savait pas qu’elle pouvait être autant. C’est fatiguant même parfois tellement elle se sent être, question d’endurance. Elle qui faisait du footing pour ne plus sentir. Aujourd’hui, il lui a appris à remarquer et elle adore ça, parfois ils surlignent les mêmes détails d’un paysage, parfois pas et c’est bon.

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La voilà qui danse avec son stabilographe dans le paysage défilant.

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À propos de l’auteur

Anne-Gaëlle Burban est née en 1976 à Orléans.
Elle vit en Dordogne où elle développe depuis 2006 un système protéiforme d’interventions créatives. Sa démarche questionne l’art de la rencontre et joue sur l’évidence du quotidien et son questionnement.  Elle utilise la parole, la peinture, l’écriture et la vidéo comme autant de langages formels qui visent à capter, traduire et explorer cette praxis de la vie et de sa brièveté.
Bibliographie
Movimento, éditions de l'Attente, 2010