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Une disparition et tout et tout

par Rémi Checchetto

Couverture d’ouvrage : Une disparition et tout et tout
Fiche technique :Prix : 10,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-49-9
Taille : 14,00 x 18,00 cm
Pages : 86

Fiction théâtrale

C'est l'histoire de René Amieux disparu en 1998 – il n'est jamais revenu, il a tout laissé derrière lui – et l'on pourrait bien faire le rapprochement avec l'attentat de Djerba dont une des victimes n'a jamais été identifiée. Il n'avait qu'un seul ami, un tunisien, Ahmed, et Djerba justement… Bon, mais je ne vais pas tout vous raconter, donc si vous n'avez jamais eu l'occasion d’aller à Bacalan, ce livre vous fera visiter aussi la bibliothèque, le garage (moderne), la base sous-marine, le bassin à flots et rencontrer plein de bacalanais et de bacalanaises qui sont des gens plutôt gentils – comme René Amieux ­­– et vous comprendrez pourquoi Rémi Checchetto est un type épatant qui aime parler de ce qui disparaît avant qu’il ne soit trop tard, qui résiste et se bagarre avec des mots contre les imbéciles et la misère…
(Claude Chambard, Lettres d'Aquitaine et CCP n°13)

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Monsieur Amieux a disparu.

1. Peut-être qu’il est parti faire de la politique dans les Émirats

2. Peut-être qu’il avait un syndrome

3. Peut-être qu’il s’est fait congeler à moins 170

4. Peut-être qu’il est le vrai mari de Ségolène Royal

5. Peut-être que c’est lui qu’a fait les caricatures de Mahomet

6. Peut-être que c’est à cause qu’il combat pour la création

7. Peut-être qu’il en avait marre d’être une sous-marchandise

À propos de l’auteur

Poète, Rémi Checchetto a publié de nombreux livres chez plusieurs éditeurs. Lecteur sur scène de son travail il collabore régulièrement avec des musiciens (Titi Robin, Louis Sclavis, Bernard Lubat, Chris Martineau, André-Marc Delcourt, Hélène Breschand…). Dramaturge, il a écrit pour le théâtre des pièces qui ont été mises en scène par Fabien Bergés, Alexia Vidal, Patrick Séreaudie, Bela Czupon, Jean-Marc Bourg, Alexandra Tobelain, Henri Uzureau…

Bibliographie

Tout l'univers, L’Attente, 2022 • Qui sommes-nous, qu’il nous faille cette encre dans le sang ? Script 2021 • Partir, naviguer, arriver et autres constructions pas fatalement intempestives, Lanskine, 2020 • Laissez-moi seul, LansKine, 2018 • Nous ne sommes pas des héros, L’Attente, 2018 • Larsen, Tarabuste, 2017 • Le gué, Dernier télégramme, 2017 • ci même, Tarabuste, 2015 • Boomerang, Potentille, 2016 • Les arbres ne parlent plus oiseau, éditions du Petit Flou, 2016 • Apéro, L’Attente, 2013 • Pas parler parole, L’âne qui butine, 2013 • Que moi, Espaces 34, 2013 • Jours encore après, Tarabuste, 2013 • L'Homme et cetera, Espaces 34, 2012 • Kong mélancolia, Espaces 34, 2011 • Très grand gel, avec les dessins de Shirley Carcassonne, l'Improviste (collection "Un petit siècle épatant"), 2011 • Puisement, Tarabuste, 2010 • Bruissement, ça hésite encore, Script, 2010 • King du ring, Espaces 34, 2009 • Nous, le ciel, L’Attente, 2007 • Une disparition et tout et tout, L’Attente, 2006 • Le monde presque seul, catalogue d’exposition de Mitsuo Shiraishi, 2006 • Valises, Script, 2006 • Là où l’âme se déchire un peu mais pas toute, Inventaire-Invention, 2006 • Confiotes, LAttente, 2005 • Portes, Script, 2003 • P’tit déj, L’Attente, 2003 • Un terrain de vagues, coédition Script et théâtre des Tafurs, 1999 • Manèges, Lucie Lom, 1999


D’une poésie saisissante

par Claude Yvroud

Couverture d’ouvrage : D'une poésie saisissante
Fiche technique :Prix: 6,70 €
ISBN : 978-2-914688-46-8
Taille : 10,00 x 14,00 cm
Pages : 74

Emprunts et détournements

Scannez tout ce qui se publie. (Brillat-Savarin, Diderot, les Inrockuptibles, Fernand Léger, Robert Walser, liste non exhaustive…) Recherchez «poésie» ou «poétique». Sélectionnez alors les paragraphes entiers. Sélectionnez-en d’autres, et remplacez un nom par «poésie», un adjectif par «poétique». Au besoin insérez «poésie» ou «poétique». Mettez «poésie» et «poétique» en caractères gras. Insérez des sauts de page entre chaque paragraphes. Imprimez l’ensemble : soixante-quatre fragments, empruntés ou détournés. La preuve est faite que toutes les activités humaines (la littérature et la musique, et la peinture, et le cinéma, et la technique, et la gastronomie par exemple) sont des activités «poétiques», des filles de la «poésie».
(Jean-Luc Bayard, Cahier Critique de Poésie n°13)

Parution :
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Extrait :

Cette répétition formelle nous engage dans une représentation mentale de l’espace et du temps, d’une poésie saisissante.

La pièce «Los Angeles» montre une enquête poétique de l’artiste dans cette ville, sur la présence éventuelle d’anges dans une ville au nom si évocateur.

J’ai trouvé énormément de poésie à cette vision qui est vue latéralement.

Et le lendemain j’allais voir votre film au Studio des Ursulines. Je l’ai vraiment aimé et dans le genre documentaire poétique, le mieux réussi.

Un hymne à l’Allemagne tel que les allemands ne l’oseraient pas. Évocation argumentée et poétique de la mémoire occultée de ce pays démembré puis reconstruit.

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Or l’année même où Marey publiait sa somme sur le mouvement, un poète, disciple de Claude Bernard et de Bergson, composa tout un recueil de pensées sur une ancienne méthode graphique doublée d’une véritable «expérience intégrale», visualisant toute connaissance d’une manière à la fois scientifique et poétique, technique et artistique.

Maintenant il y a le scénario! Ça me paraît un tantinet romantique, entre le réalisme et la poésie pure!

Mais pourquoi le récit s’arrête-t-il là, à la fin de cette sorte de prologue au roman d’amour que les personnages vont désormais vivre au grand jour, exposant sans vergogne aux regards malveillants une passion qui défraie la chronique? Ne serait-ce pas tout simplement parce que les choses sont malgré tout rentrées dans un ordre qui n’est plus potentiellement poétique?

Pour avancer dans la question des relations entre texte et musique, il semble donc nécessaire de se demander comment peut s’effectuer chez Schönberg l’opération – on ne sait trop s’il faut employer ici le terme de traduction, ou de transfert, ou encore de ressaisissement – qui consiste à passer de l’idée poétique au processus sonore, d’un «sens» littéraire à un «sens» musical.

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À propos de l’auteur

« L’hypothèse du mathématicien Bernhard R. formulée en 1859 concernant la répartition des nombres premiers, constitue l’un des plus importants problèmes non résolus des mathématiques du début du XXIème siècle, et ne crois pas que je me moque des mathématiques, même s’ils me sont inaccessibles, … allons tu n’y penses pas, comment se moquer de ces inestimables mathématiques ?
Moi-même ne-suis-je pas un mystère non élucidé un des plus importants problèmes non résolus du XXème et XXIème siècles (né le 27 juillet 1954) ? Comment ? Tu dis que je ramène tout à moi, que je suis d’une transparence rare ? Comment peux-tu deviner ce que je pense à cet instant hein ? C’est bien une preuve, je suis unique et non élucidé hein ? Ça t’avancerait d’ailleurs à quoi d’élucider un type aussi mystérieux que moi ? Parce que tu penses que toi aussi tu es un type de ce de ce type, un autre-un comme moi je-suis, une sorte de problème vivant non élucidé ? Tu te goures. »

Bibliographie

- Suite des Mouvements Disparus, éditions Poésie Express, 1999 - Beum ! éditions Canicula, 1999 - P.R.C.P (volet I et II), éditions Contre-Pied, 1999 et 2003 - Toute ressemblance, éditions de l’Attente, collection Week-end, 2001 - Sous le motif, éditions 22 Montée des Poètes, 2005 - D'une poésie saisissante, éditions de l’Attente, 2006 - M aime Monk, éditions 22 Montée des Poètes, 2006 - Arrête arrête continue continue si tu veux, Propos2 éditions, 2006 - Gift, Propos2 éditions, 2010 - Arrête arrête continue continue, si tu veux, Propos2 éditions, 2015 Vidéos : - D’une patience sans nom, 39’33 - Tous seront exacerbés, 28’47 - Goebbelisation (1 et 2), 7’27 - Daydrim, 11’03 - Ingénieur ordinaire, 28’27


Les unités ne s’additionnent pas

par André Gache

Couverture d’ouvrage : Les unités ne s’additionnent pas
Fiche technique :Prix : 7,20 € EUR
ISBN : 978-2-914688-47-5
Taille : 14,50 x 13,50 cm
Pages : 72

Combinatoire relationnel

Ce livre retrace de brefs moments échangés au quotidien par treize personnages que l’on ne peut identifier autrement que par des numéros. L’auteur raconte des histoires ou une histoire commune à ces personnages numérotés de 1 à 13. C’est dans la légèreté et l’humour au fil des pages que l’on s’aperçoit de l’excellent jeu de mémoire auquel on participe en lisant.

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Par exemple 1 est venu chez 2, avec qui il était en froid.     3 s'y trouvait avec sa fille, qui est aussi celle de 1.     3 a piqué une crise.     2 est parti travailler au chantier.     3 a foutu le camp.     4 a écouté 1 tout le week-end.    1 lui a dit que 5 l'avait quitté pour 6, il aurait préféré que ce soit lui qui rompe.     Il ne peut pas supporter de vivre dans la même ville que 5, donc que 6 aussi.     1 a décidé de changer de ville.     3 n'est pas contente, elle y vit déjà.     4 dit ça à 1 quand il vient manger.      1 comprend tout s'éclaire. Il est content que 4 soit là malgré tout.      7 trouve gentilles les lettres de 1 qui disent à 7 que son corps est chaud.     1 est reparti très monté contre 3.     2 raconte l'histoire à 8 qui en parle à 9 qui s'esclaffe hhff hhff hhff. D'où son nom. En réalité, 9 étudie l'influence des relations complexes sur un réseau à Xn inconnues.

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Il porte un bonnet ouïghour.     8 ne supporte pas.

3, 4 et 5 se connaissent par personnes interposées.     6 est exclue provisoirement.     8 porte des lunettes devant la télé quand elle y pense. Elle les porte obligatoirement quand elle lit «Vivre sans lunettes».

9 consent à quitter son bonnet quand il mange avec 8. La nourriture est sacrée. Il se couvre la tête dès qu'il reprend ses recherches sur les réseaux complexes parce que ça décoiffe.     9 est chauve.

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À propos de l’auteur

André Gache est né en 1948 à Saint-Sauveur-en-Rue (Loire), dans un lieu où on parlait patois et où on allait à l'école en sabots. Oui. Comme toutes les pommes de terre, il a poussé en ingurgitant pas mal d'engrais (le Français sans faute, bien d'autres choses indispensables bien sûr...) et il a perdu ses feuilles. C'est pour ça qu'il a écrit un certain nombre de choses à tubercules, et pires encore. Une écriture de pomme de terre.

Bibliographie

- Dogons, Emme wobo,  collection "Ethnopoésie", Atelier de L'agneau, 2015 - Chwork suivi de Ça, Le Grand Os, 2009 - Rêves tus, J. Huguet éditeur, 1997 - Ceps, poésie dans les chais (anthologie), Nuit Myrtide, 2008 - Futur a/intérieur, Hapax, 2008 - Palmer/Murakami, Hapax, 2008 - Force 18 (anthologie), collection "Vents contraires", Voix, 2007 - Cosmencements, avec des encres de Françoise Chastanier, Suc&Absynthe, 2007 - Karaokétêtés par les pieds, Voix, 2007 - Les unités ne s’additionnent pas, L’Attente, 2006 - 100 000 godasses sur la langue, (hors série), 22Montée des Poètes, 2005 - Quelqu’un dort apaise le monde (anthologie), Tarabuste, 2005 - F-land songs [surpossible], hors-série 22(M)dP n°43, 2004 - Et ta voix de ma peau, avec des gravures de Gundi Falkensteiner, Atelier G. Falkensteiner, 2004 - Bimbo l’existentiel, Plaine Page, 2004 - Bonome, chant de l’épouvantail, Le mot et le reste, 2004 - Je sais combien nous sommes bons, Les Solicendristes, 2004 - Et on les butera dans les chiottes, Les Solicendristes, 2001 - Si c’est vivre, La Bartavelle, 2000 - Ö mon pays, l’homme, Soleils et Cendre, 1999


Danse à l’école

par Véronique Pittolo

Couverture d’ouvrage : Danse à l'école
Fiche technique :Prix: 10,00 €
ISBN : 978-2-914688-48-2
Taille : 15,00 x 21,00 cm
Pages : 64

Émergence du geste

Avec des photographies de Patrice Leterrier / En co-édition avec la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines et le Centre Culturel Le Prisme

Assistant à un atelier avec des adolescent.es en milieu scolaire, l’autrice aborde le processus d’initiation à la danse, la recherche d’identité et la relation avec les autres à travers le mouvement corporel. Elle réfléchit sur la signification de la danse, son lien avec les émotions et les perceptions du monde. Des considérations sur le corps, la musique, les influences sociales et la quête de perfection rythment le récit, offrant une exploration profonde de l’art de la danse et de son impact sur l’individu. Patrice Leterrier, photographe, a suivi le même atelier. Ce livre restitue les deux points de vue en texte et en images à partir de la même expérience.

Lecture d'un extrait par Anna Torres

 

Parution :
Artistes de couverture :
Thématiques :
Extrait :

Tu peux inventer la danse de tes rêves, mais une fois devant les autres,
rien ne vient, tu es simplement en décalage avec ton organisme.
Les bras ne montent pas si haut, les jambes ne descendent pas beaucoup.

 

Qu’entendre par l’expression «je danse»?
Que je suis heureux?

Suis-je heureux?

Que je retrouve un état primitif?
Suis-je scintillant?
Vais-je quitter mon ancienne peau et me couvrir d’écailles?
Me reproduire sur un écran ?
La vidéo consiste à se filmer pour corriger les défauts.
Avec un dispositif spécial qui donne l’impression de courir derrière soi.

D’abord je me déshabille. Puis je mute.
Le corps fragmenté n’est jamais entièrement beau,
mon dos me définit autant que ma tête.

Que faire quand je ne danse pas?

Fixer la lumière du jour un œuf dans chaque main?

Critiques :Nadine Agostini dans Danse à l'école a écrit:

Véronique Pittolo suit l’atelier "Danse à l’école" d’une classe de quatrième des Yvelines. Elle est attentive. Aux élèves. À leurs mouvements inachevés. Leurs hésitations. Elle entre dans la peau des adolescents. Dans leur tête. Se met à parler. Prendre le RER. Se rendre au gymnase. Se changer. Faire des mouvements. Hésiter. Faire des mouvements hésitants. Aller au bout du mouvement. Découvrir LE mouvement. De la découverte du corps au spectacle, Véronique Pittolo nous met dans l’ambiance du cours, nous fait entrer dans le groupe, nous positionne sur le plateau, au milieu des autres, et nous entraîne avec eux dans l’aventure. Après le texte, les photographies en noir et blanc.
(Cahier Critique de Poésie n°13, 2007)


À propos de l’auteur

Née en 1960 à Douai, Véronique Pittolo est écrivain, critique d’art pour la photographie, elle organise également des expositions (elle a participé aux revues Photographies et Beaux-Arts Magazine) et elle anime des ateliers d'écriture.
Elle "pratique une prose poétique qui intègre le narratif, en laissant au lecteur des possibilités d'interprétation. Il s’agit d’un travail sur la fiction qui prend le plus souvent comme point de départ la notion de personnage. Ses livres peuvent se lire comme des propositions qui réveillent quelque chose chez le lecteur, quelque chose qu'il connaît mais qu'il a un peu oublié".

Bibliographie

À la piscine avec Norbert, Seuil, 2021 • Monomère & Maxiplace, l'Attente, 2018 • Une jeune fille dans tout le royaume, L'Attente, 2014 • On sait pourquoi les renards sont roux, Le Temps des cerises, 2012 • Toute Résurrection commence par les pieds, L'Attente, 2012 • La Révolution dans la poche, Al Dante, 2010 • Ralentir Spider, L’Attente, 2008 • Hélène mode d’emploi, Al Dante, 2008 • Danse à l’école, L’Attente, 2006 • Opéra isotherme, Al Dante, 2005 • Gary Cooper ne lisait pas de livres, Al Dante, 2004 • Chaperon Loup Farci, La Main Courante, 2003 • Schrek, L’Attente, 2003 (Épuisé, repris dans l'ensemble "Une jeune fille dans tout le royaume") • XY ou la Poursuite du Bonheur, Cahiers Ephémérides, 1998 • Héros, Al Dante, 1998 • 29 Poètes françaises, Stock, 1995 • Montage, Fourbis, 1992 /// Œuvres radiophoniquesL’homme et le pantin, mise en voix et vidéo sur le site D – Fiction, 2012 • Hélène mode d’emploi, poème sonore pour deux comédiens, France Culture, 2006 • Toute Résurrection commence par les pieds, Perspectives contemporaines, France Culture, 2008 • Peinture-Écriture à l’hôpital, Sur les Docks, France Culture, 2008 • 1789-2009, fiction, France Culture, 2009 Prix de poésie de la SGDL (société des Gens de Lettres) en 2004 Prix Yvan Goll en 2009


Seul le renversement

par Michèle Cohen-Halimi

Couverture d’ouvrage : Seul le renversement
Fiche technique :Prix : 11,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-50-5
Taille : 15,50 x 21,00 cm
Pages : 124

Essai : lecture d’un livre de Claude Royet-Journoud

Claude Royet-Journoud est l’auteur de quatre livres publiés aux éditions Gallimard entre 1972 et 1997 : Le renversement, La notion d’obstacle, Les objets contiennent l’infini, Les natures indivisibles.
Cet essai propose une lecture du premier livre.

Parution :
Extrait :

Images, c’est en quoi consiste le langage même. Mais il y a cette destruction que le vers accomplit en lui, cette négation de la ressemblance. Pour ne plus rendre les figures présentes hors d’elles-mêmes. Être la similitude. Une intensité revenue, au degré de laquelle le poème affirme sa puissance de renverse.

Critiques :Anne Malaprade dans POEZIBAO a écrit:

Michèle Cohen-Halimi, philosophe spécialiste de Kant et de Nietzsche, a co-dirigé avec Francis Cohen[1] le recueil de Mélanges offert à Claude Royet-Journoud, je te continue ma lecture[2]. Dans Seul le renversement, elle entreprend de lire le premier livre de la tétralogie de l’écrivain, qui regroupe Le renversement, La notion d’obstacle, Les objets contiennent l’infini et Les natures indivisibles[3]. Cette entreprise ne donne pas seulement lieu à une lecture philosophique ; le travail de Claude Royet-Journoud oblige le lecteur à s’engager dans une expérience plus complexe qui aboutit, au gré d’une torsion, à un essai de philosophie de la lecture. La première partie du livre anticipe la lecture du renversement, établit les éléments nécessaires à une traversée qui s’apparente tout d’abord à la « traduction : mot à mot, sans perspective ni volume »[4]. La deuxième partie, « Le jeu de paume », qui met en œuvre le mouvement du livre, est une lecture en acte de son trajet et de sa « scénographie ». Enfin, « Légende 2 » accroît la lecture de son après-coup, qui prend la forme de l’adresse.

David Lespiau dans CCP N°14 a écrit:

(…) Deux «Légendes» ouvrent et ferment le livre de Michèle Cohen-Halimi : deux plaques, deux textes adressés frontalement à Claude Royet-Journoud. Au centre, Michèle Cohen-Halimi, maintenant de profil, lit Le Renversement – linéairement, chapitre après chapitre, composant chacun à leur tour un chapitre de cet essai. Chaque intitulé de celui-là «sous-titré» par l’intitulé de celui-ci, ou plutôt, par effet fantôme, «ombré» – ce qui se passe matériellement dans la mise en page de Seul le renversement; ce qui se passe aussi dans ce livre : le suivi d’un autre livre. Suivi qui se rapproche immédiatement, par ses difficultés techniques et ses détours stratégiques, d’une filature. To shadow : filer, ombrer. (…)


À propos de l’auteur

Michèle Cohen-Halimi est philosophe, maître de conférences à l’université de Paris X-Nanterre. Ancienne élève de l'École normale supérieure, elle est agrégée et docteur en philosophie et membre du comité de rédaction des Cahiers philosophiques.
Auteurs de nombreux ouvrages, elle a aussi traduit de nombreux textes de langue allemande (Kant, Kleist, Nietzsche, Warburg ou encore Werner Hamacher).

Bibliographie

L’Anagnoste, Eric Pesty éditeur, 2014 • Stridence spéculative, Adorno, Lyotard, Derrida, Payot, 2014 • Comment peut-on être sceptique ? : hommage à Didier Deleule, études réunies par Michèle Cohen-Halimi et Hélène L'Heuillet, Edition H. Champion (collection Les dix-huitièmes siècles), 2010 • Figuren, Eric Pesty éditeur, 2009 • E (méthode narrative), avec Agnès Thurnauer, le Clou dans le fer, 2009 • L'histoire cachée du nihilisme, Jacobi, Dostoïevsky, Heidegger, Nietzsche, (avec Jean-Pierre Faye), La Fabrique, 2008 • Seul le renversement, éditions de l'Attente, 2006 • Entendre raison, Vrin, 2005 • je te continue ma lecture. Mélanges pour Claude Royet-Journoud (avec Francis Cohen), P.O.L, 1998