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Vols

par Yannick Lavigne

Couverture d’ouvrage : Vols
Fiche technique :Prix : 12,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-76-5
Taille : 14,50 x 13,50 cm
Pages : 36

Catalogue de photographies aériennes
+ 120 photos couleur sur CD

VOLS est le titre générique du travail photographique de Yannick Lavigne. Ce catalogue propose une sélection de 120 photographies aériennes. Comme l’horizon artificiel du tableau de bord, le viseur photographique ne précise pas où l’on va mais indique comment. Il propose des points de vue inouïs capables de divulguer des intimités qui fabriquent nos territoires, tordent les planifications et autorisent l’analyse affectueuse.

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Des images de paysages, beaucoup d'images, des photographies, des photographies aériennes. C'est un genre, un genre de représentation pas si moderne qui peut se passer de l'aviation. D'Icare à Lucien de Samosate et du Greco en passant aujourd'hui par Google Earth, chacun peut essayer de découvrir, rêvées ou vécues, des vues à la verticale de notre monde.

Ce que je propose ici est la somme d'un temps étiré. Celui d'une quinzaine d'années d'observations aussi générales que particulières. Le sujet rassemble l'enregistrement d'un espace circonscrit à de larges dimensions locales. Il propose des traces d'activités qui l'occupent et qui construisent nos paysages. Le ciel et les nuages, la mer, la montagne et la forêt, météos et accidents renvoient aussi une lumière, cet éclairage accompagne la superposition de petits voyages indiscrets.

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Rassemblées en trois chapitres ces images sont ce que permet l'altitude. Trois chapitres donc, le premier concerne la ville, le second sa métropole et enfin le troisième celui d'un environnement élargi au domaine d'influence des deux précédents. Ces territoires sont exemplaires de ce qui peut se passer ici ou ailleurs. Des formes restent empreintes de spécificités locales, mais qu'elles soient géographiques ou climatiques, elles restent traversées par les signes qu'impose une sorte d'actualité universelle. Le temps en s'étirant dispose ses modifications, ce qui était n'est plus, ce qui sera se construit dans un rythme qui rend obsolète aussitôt que tenu le geste du photographe. C'est un ensemble dont je propose la lecture. Une lecture que la hauteur débarrasse des enjeux et contraintes qui empêchent souvent la tendresse nécessaire à une présence affective dans notre monde.

Les images, les temps, les regards se juxtaposent et se superposent au rythme d'explorations qui mêlent les stéréotypes de la représentation à la découverte des territoires. Vu de haut, le quotidien s'expose sans hiérarchie dans un mélange de bonheurs et d'accidents.

Pour chaque image un repère géographique est indiqué. Il se passe de l'extrème précision qui n'aurait pas d'utilité mais il offre une réponse à la curiosité légitime des localisations.

Yannick Lavigne, août 2017

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Critiques :Marie Rousset dans CCP n°17 a écrit:

Lire, relire, pas regardé, puis CD à la « simplification géométrique des événements » cf. p. 22. Enfin, plonger dans le Vol I et sa géométrie de morceaux de vies éclatés dans le végétal ou l'acier et encerclés par le goudron ou l'automobile. Le vol III et le balbutiement des constructions m'évoquent les grognements sémantiques. Le Vol IV contient les dispersions; et nous les offre, belles, ensemble les unes à côté des autres. J'ai regardé une série close d'éléments mise dans une série ouverte de signes.
Vues ou regardées les cent vingt clôtures d'un champ visible ? Tandis que je flânais sur les surfaces l'oeil cherchait à regarder derrière le montré. Curieusement, et après s'être imprégnés des cent vingt vues mes yeux ont capturé quelques morceaux de l'en dessous.
Yannick Lavigne nous offre ici une profusion de présences et une biographie colorée du territoire qui certainement peut nous préserver du devenir-marchandise.


À propos de l’auteur

Yannick Lavigne vit à Bordeaux où il enseigne la photographie à l’école des Beaux-Arts. Il est artiste, photographe et aviateur. Ses photographies aériennes suscitent un engouement chez les photographes professionnels, les architectes, les urbanistes, les designers mais aussi parmi les chercheurs en sciences humaines. Il expose ses grands, moyens et petits formats un peu partout en France.
- Vols, catalogue de photographies aériennes (livre + CD), L'Attente, 2008
Visiter le site de l'auteur


Biographie des idylles

par Sandra Moussempès

Couverture d’ouvrage : Biographie des idylles
Fiche technique :Prix : 6,50 € EUR
ISBN : 978-2-914688-73-4
Taille : 13,50 x 12,60 cm
Pages : 46

Synopsis amoureux

Biographie des idylles fait suite à la transmission de fragments d’un diagramme amoureux aux multi-dimensions ouvertes parus dans Le seul jardin japonais à portée de vue (même éditeur, 2004). Avec ce deuxième ouvrage, l’auteur s’attache à une scénarisation et une mise en reliefs de points de vues critiques, comparables à un balayage caméra à l’épaule. La création entre le langage et l’image se dévoile sous l’éclairage d’un caractère inédit.
Par propension, Sandra Moussempès fait une place particulière au monde de l’imaginaire et du féérique, en brossant un portrait malléable des mutations qu’a subi le genre poésie corporelle ou organique. La poésie reste encore une grande commanditaire d’émotions contradictoires, obscures et enchevêtrées. Une histoire d’amour marquée par une certaine sensibilité filmique.

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Petites déconstructions en garde corps

J’aménage une idylle ou symphonie élective, la tenture les ébats les fonctions le résultat. Comme si notre rencontre avait dissout les variations dans un halo de couleurs vives. Fut-elle une prolongation du vague à l’âme vers tout ce qui s’enfonce en enfance, cela peut offrir un spectacle en surplomb, lorsque le visible scelle un détail. Un cadeau de bienvenue sous forme de geisha géante.

*

L’art de lui dire je vous salue pleine de strass, le cachet de la reine faisant foi d’un axiome compromettant : reprendre un esprit couché à terre, lui donner une seconde vie, avec du pain et des noisettes pour que le cœur ex-voto se remette à satisfaire une colonie de jeunes princesses. Ces méthodes d’ouragan frisent la déchirure lorsqu’un baiser donné trop tôt à l’une demeure en suspend puis s’inverse à la manière d’une écharpe détricotée.

*

Critiques :Pascale Petit dans Cahier critique de poésie n°17 a écrit:

Biographie des idylles compose un synopsis de matière mentale, à l’écriture mouvante, précieuse, étonnante, mystérieuse, science-fictionnante, subliminale, féérique. C’est le résumé d’un film d’amour en ébullition qui oscille entre le merveilleux et la science-fiction. On donne des baisers, on croise des princesses and Alice in wonderland, on apprend des axiomes difficiles : « La robotisation de l’espèce entraîne les marées montantes. » On glisse du réel à l’imaginaire ou de l’imaginaire au réel cinématographiquement, passant d’une pensée à l’autre comme on passe d’une image à l’autre, sans raccord. On doit recueillir des indices, reconstituer soi-même à partir d'un tissu résistant, se souvenir du programme annoncé par l'exergue : « Recoudre à l'envers & patiemment toute déconvenue / Jusqu'à la bonne surprise / Des évasions programmées. »

Richard Blin dans le Matricule des Anges a écrit:

“Biographie des idylles, un beau titre pour suggérer l'altérité du sensible et introduire à ces évidences qui tout en étant elles-mêmes sont aussi autre chose. L'idylle relève de ce champ de tensions mouvantes, de ces miroitements flous. Ne serait-ce qu'au regard de l'irrémédiable écart entre le corps rêvé et le corps de la vie vécue. (…)”


À propos de l’auteur

Née à Paris en 1965, Sandra Moussempès est poète. Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, elle a été publiée principalement dans la collection « Poésie » aux éditions Flammarion et aux éditions de l’Attente. Son travail interroge les stéréotypes liés au féminin et les non-dits familiaux par le biais d’un environnement inquiétant, cinématographique et auto-fictif. Également artiste sonore et vocale, elle convoque la notion de temporalité et les états modifiés de conscience dans ses lectures performées, intégrant sa voix (lyrique, éthérée, bruitée) à l’énonciation du poème, dispositif qu’elle a présenté dans divers lieux tels que la Fondation Louis Vuitton, le Centre Pompidou, le MAMCO de Genève, le Musée du Carré d’Art de Nîmes, la Kunsthalle Mulhouse, le festival Actoral. Elle a réalisé 3 albums audio dont 2 inclus dans ses livres aux éditions de l’Attente. Elle vit actuellement en Normandie où elle élève son fils né en 2005.
/// Nina Parish, "Entretien avec Sandra Moussempès." L'Esprit Créateur 58:3 (2018), 131-134. (© 2018 L'Esprit Créateur. Reproduit avec la permission de Johns Hopkins University Press.) Cliquer ici pour voir l'article
Entretien avec Fabrice Thumerel pour LIBR-CRITIQUE 
Autofiction, traumas et féminisme - De Cassandre en Lilith : mes figures du quotidien : sur COLLATERAL

 

Bibliographie

Principales publications :

. Fréquence Mulholland, éditions MF, 2023

Cassandre à bout portant, coll. "Poésie", Flammarion, 2021 • Cinéma de l'affect (Boucles de voix-off pour film fantôme), L'Attente, 2020 • Vox Museum, album CD publié aux éditions JOU, 2019 • Colloque des télépathes (& album CD Post-Gradiva), L'Attente, 2017 • Sunny girls, coll. "Poésie", Flammarion, 2015 • Acrobaties dessinées (& CD Beauty sitcom), L'Attente, 2012 • Photogénie des ombres peintes, coll. "Poésie", Flammarion, 2009 (prix Hercule de Paris 2010) • Biographie des idylles, L'Attente, 2008 • Le seul jardin japonais à portée de vue, L'Attente, 2005 • Captures, coll. "Poésie", Flammarion, 2004 • Hors Champs, C.R.L Franche-comté, 2001 • Vestiges de fillette, coll. "Poésie", Flammarion, 1997 • Exercices d’incendie, coll. "Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne", Fourbis, 1994 /// Anthologies : • Un nouveau monde, Poésies en France 1960-2010, Yves di Manno & Isabelle Garron, coll. Mille&unePages, éditions Flammarion, 2017 • Writing the real, a bilingual anthology of Contemporary french poetry by Nina Parish and Emma Warfstaff, Enitharmon Press, 2017 • Voix vives, Sète, éditions Bruno Doucey, 2011 • L’Énigme-poésie : entretiens avec 21 poètes françaises, John Stout, Rodopi, 2010 • Couleurs Femmes, éditions Castor Astral / Nouvel Athanor, 2010 • "Captures", 14 poètes, anthologie critique et poétique, Prétexte, 2005 • "Spiritus temporellement décalé" in 49 poètes, un collectif, Flammarion, 2005 • 49 poètes, un collectif, Flammarion 2004 • 14 poètes, anthologie critique et poétique, Prétexte 2004 • "Poèmes inédits", Une “action poétique” de 1950 à nos jours, Flammarion, 1998 • Poèmes extraits d’Exercices d’incendie traduits en espagnol in Poesia Francesa Contemporana 1940-1995, éditions Libros di Tierra Ferme (Argentine), 1998 • "Poèmes sélectionnés" in Une Anthologie Immédiate, Fourbis, 1996 • "Corsetées" in 29 Femmes, une Anthologie, Stock, 1995 • Une anthologie immédiate, Fourbis, 1995 /// Chapbook bilingue traduit en américain : • From : Sunny girls, Chapbook traduit par Elena Rivera at Above Ground Press, Canada, 2017 /// Traductions (de l'anglais) :Je, au delà, un essai en temps de deuil, Kristin Prevallet, (avec Françoise Valéry), L'Attente, collection W, 2008 • Red, de Kristin Prevallet, Action Poétique, 2003 • Selected poems, d'Oscar Wilde, Action Poétique, 1995


Nous, le ciel

par Rémi Checchetto

Couverture d’ouvrage : Nous, le ciel
Fiche technique :Prix : 8,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-68-0
Taille : 14,50 x 13,50 cm
Pages : 98

88 vues du ciel

À partir d’un élément de la vie de tous les jours (le petit-déjeuner, l’apéritif, la confiture...) l’auteur compose des séries de textes poétiques. En 88 vignettes, ces poèmes en prose questionnent le ciel, apparaissant peut-être comme “la seule terre où quelque chose d’humain n’existe pas”. Le ciel nous surprend, nous apprend, nous change. Il est toujours là, près de nous, même en nous et cela depuis toujours. Le ciel soutient, parcourt et observe nos vies. Le ciel nous observe autant qu’on l’observe. Certains jours, on l’admire... Lire ce livre c’est un peu partir loin là-haut, on se laisse embarquer, la légèreté fera le reste...

Lecture d'un extrait par l'auteur

Parution :
Extrait :

Le ciel est un paysage informe, le ciel est un pays informe, n’est inscrit dans aucun cadastre, on ne peut mettre le ciel dans un cadastre, le ciel de jour, le ciel de nuit on l’a déjà mis dans de multiples cadastres, des cadastres saisonniers, des cadastres au mois le mois, le ciel de jour on ne peut le mettre en boîte, on ne peut le répertorier, le recenser, on ne peut le mettre en livres de peintures, en catalogues de photos, en livres d’alexandrins, en livres de n’importes quelles lignes hormis l’alexandrin, on n’en met qu’une partie, qu’une fluette partie déjà désuète puisqu’il a déjà bougé, on ne peut mettre le ciel en boîte, il n’y a pas d’outils conçus pour ça, il n’y a pas d’outils capables de ça, le ciel est en mouvement, le ciel est un mouvement, on ne peut le mettre sur une page, on ne peut le mettre entre deux pages, le ciel est irréductible, juste on le prononce avec un peu de ciel dans la bouche

À propos de l’auteur

Poète, Rémi Checchetto a publié de nombreux livres chez plusieurs éditeurs. Lecteur sur scène de son travail il collabore régulièrement avec des musiciens (Titi Robin, Louis Sclavis, Bernard Lubat, Chris Martineau, André-Marc Delcourt, Hélène Breschand…). Dramaturge, il a écrit pour le théâtre des pièces qui ont été mises en scène par Fabien Bergés, Alexia Vidal, Patrick Séreaudie, Bela Czupon, Jean-Marc Bourg, Alexandra Tobelain, Henri Uzureau…

Bibliographie

Tout l'univers, L’Attente, 2022 • Qui sommes-nous, qu’il nous faille cette encre dans le sang ? Script 2021 • Partir, naviguer, arriver et autres constructions pas fatalement intempestives, Lanskine, 2020 • Laissez-moi seul, LansKine, 2018 • Nous ne sommes pas des héros, L’Attente, 2018 • Larsen, Tarabuste, 2017 • Le gué, Dernier télégramme, 2017 • ci même, Tarabuste, 2015 • Boomerang, Potentille, 2016 • Les arbres ne parlent plus oiseau, éditions du Petit Flou, 2016 • Apéro, L’Attente, 2013 • Pas parler parole, L’âne qui butine, 2013 • Que moi, Espaces 34, 2013 • Jours encore après, Tarabuste, 2013 • L'Homme et cetera, Espaces 34, 2012 • Kong mélancolia, Espaces 34, 2011 • Très grand gel, avec les dessins de Shirley Carcassonne, l'Improviste (collection "Un petit siècle épatant"), 2011 • Puisement, Tarabuste, 2010 • Bruissement, ça hésite encore, Script, 2010 • King du ring, Espaces 34, 2009 • Nous, le ciel, L’Attente, 2007 • Une disparition et tout et tout, L’Attente, 2006 • Le monde presque seul, catalogue d’exposition de Mitsuo Shiraishi, 2006 • Valises, Script, 2006 • Là où l’âme se déchire un peu mais pas toute, Inventaire-Invention, 2006 • Confiotes, LAttente, 2005 • Portes, Script, 2003 • P’tit déj, L’Attente, 2003 • Un terrain de vagues, coédition Script et théâtre des Tafurs, 1999 • Manèges, Lucie Lom, 1999


La fille du département Fiction

par David Lespiau

Couverture d’ouvrage : La fille du département Fiction
Fiche technique :Prix : 11,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-71-0
Taille : 21,00 x 15,50 cm
Pages : 90

Journal-fiction

"Retranscrivant le plus fidèlement possible ce carnet, je dois ici remercier la fille du département Fiction qui, ces deux ans sur notre île, aura scrupuleusement tout noté. Ce journal, tenu en marge de son travail et devenu poème par fragmentations, coupures, séparation, «plusieurs formes de contamination», devrait pouvoir se lire comme un récit, un monologue avec quelques bruits et voix raccrochés, des indices de la vie menée pendant ce temps. Celui d’une écriture, d’une préparation à l’écriture ou à un changement de vie, ces trois derniers termes étant pour elle comme pour moi parfaitement similaires." (D.L.)

Extrait :

Nous vivons des choses superficielles ­­— nos rapports, dans ce cadre-là

nous sommes obligés, mais. Je cadre ce que j’aime, je note que

le rétrécissement — de l’apparence, ou son apparence — détermine

de l’apparence, la nouvelle consistance, celle d’un vide mort

du jardin, la tentative d’éclaircissement des ombres habituelles. La modélisation

où rien ne se déplace réellement. Les événements se précipitent

avec une minutie extrême dans la même journée. La force repose sur le secret

dont la mesure est de ne pas redire. Cahier en avance de quelques pages à partir d’ici

L’écrit se déroule à partir d’une voix qui s’enclenche dans le silence

sans isolement. Voix automatique enclenchée dans la partie inhabituelle

de la pensée. Du cerveau, du corps, au sommet. Deux bobines

dont le sens de roulement varie. Voix déroulée en ruban de l’hémisphère

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droit jusqu’au gauche, passant derrière les yeux. Engloutissement du silence

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À propos de l’auteur

Auteur et traducteur, David Lespiau est né en 1969 à Bayonne. Premiers textes publiés en revue à partir de 1996, puis chez plusieurs éditeurs à partir de 2002 ; une vingtaine de livres publiés depuis. Il a co-dirigé la revue Issue autour de la poésie américaine et s'est engagé dans un travail de lecture critique, notamment pour la revue CCP. Il poursuit plusieurs axes de recherche et d’écriture autour de la poésie et du récit.

Bibliographie

  • équilibre libellule niveau, P.O.L, 2017Carabine souple, L'Ours Blanc/ Héros-Limite, 2016 • Récupération du sommeil, Héros-Limite, 2016 • Nous avions, Paris, coll. "L'Estran", Argol, 2014 • Notes pour rien, Contrat maint, 2014 • Poudre de la poudre, Le bleu du ciel, 2014 • Notes de production, Contre-mur, 2013 • Aluminium, poème Rauschenberg, Argol, 2012 • L'intérieur du jour, Head, 2012 • Un conte (version galicienne : Emilio Araúxo), Amastra-n-gallar, 2013 • 70 je piqués de biais, Lnk, 2013 • 27 réponses, Lnk, 2013 • Nocturne, D-fiction, 2012 • Djinn John, coll. Spoom, L’Attente, 2011 • Férié, postface d’Emmanuel Hocquard, Les petits matins, 2010 • Ouija-Board (version américaine : Cole Swensen ; version allemande : Cosima Weiter) avec des collages de Tom Raworth), Héros-Limite Genève, 2009 • Oh un lieu d’épuisement, Contrat maint, 2009 • Peliqueiros (version galicienne : Emilio Arauxo), Amastra-N-Gallar, 2009 • Scan de felo (version galicienne : Emilio Arauxo), Amastra-N-Gallar, 2008 • Supplément Celmins, Little Single, 2008 • Djinn jaune, coll. Spoom, L’Attente, 2008 • La fille du département Fiction (carnet Hawaii), L’Attente, 2007 • [or est un mot minuscule], coll. "Vade-Mecum", L’Attente, 2006 (H.C.) • Quatre morcellements ou l'affaire du volume restitué, Le bleu du ciel, 2006 • De l'électricité comme moteur, L’Attente, 2006 • La poule est un oiseau autodidacte, L’Attente, 2005 • Réduction de la révolution la nuit, Contrat maint, 2005 • Spirit II, Contrat Maint, 2004 • Autocuiseur, coll. "Vade-Mecum", L’Attente, 2004 (H.C.) • L’Épreuve du Prussien, Le bleu du ciel, 2003 • La poursuite de Tom, Farrago / Léo Scheer, 2003 • La Mort dans l’eau l’âme download (85 polaroïds de plage), Spectres Familiers, 2003 • Opération Lindbergh, Contrat maint, 2002 Parus en catalogues, ouvrages collectifs, anthologies, revues • Jean-François Bory, L’apocalypse de Gutenberg, français/italien, Fondation Berardelli, 2008 • Jean-Luc Parant, L’évasion du regard, Médiathèque Voyelle, 2009 • Poem, Poets on (an) Exchange Mission, français / américain, Fish Drum, New York, 2009 • Textes de création parus dans la Revue de littérature générale n° 2, If  n°14 & 21, Action poétique n°156, Le Cahier du Refuge n°80, Les cahiers de l'Institut d'études Poétiques, Action restreinte n° 2, Hypercourt n° 1, Issue n° 1 à 5, Amastra-N-Gallar n° 13, Fin n° 21, Le Bout des Bordes n° 9/10, Java n° 25/26, Nioques n°3 (3e série), Espace(s) n°4, D’ici là n°1 & 5, Fondcommun n° 1... Participation aux ateliers de traduction collective des poètes américaines Joan Retallack, Kristin Prevallet, Elizabeth Willis (cipM / Un bureau sur l’Atlantique, 2002 à 2007). Traductions pour If n°16 (Reznikoff). Traduction de Light travels, Keith & Rosmarie Waldrop, L’Attente, 2006 Textes critiques parus dans les revues CCP (n°1 à 21), Cinéma n°10, Amastra- N-Gallar n°8 & 12, Critique n°735-736 et Ent’revues n°42.


Je, au-delà

par Kristin Prevallet

Couverture d’ouvrage : Je, au-delà
Fiche technique :Prix : 5,00 € EUR
ISBN : 978-2-914688-70-3
Taille : 14,60 x 10,70 cm
Pages : 32
Appartient à la collection W :

Essai en temps de deuil

Dans ces pages titrées [Mythologie], [Distraction], [Volonté], [Peur],… Kristin Prevallet montre toute l’ambivalence de la question du deuil, la coexistence des contraires et des opposés, la persistance de la vie qui voit et qui respire. Agent double qui joue avec le feu de son propre regard, des bribes de rapports d’enquêtes se brouillent de réflexions critiques, amorçant la question de la résolution. La mésaventure d’une mouche écrasée sous un rectangle de Scotch devient symbolique et l’auteur s’adresse à vous, lecteur, avec des maximes formulées sur mesure.

Extrait :

[Mythologie]

En même temps existent contraires et opposés.
Il y a dans le ciel un sauveur, ou une flamboyante boule de feu.
Le fils et le feu ne font qu’un ; ils existent, simultanément mais dans différentes formes.
L’un et l’autre ne font qu’un.
Se balançant d’avant en arrière.
Vacillant dans les enfers subatomiques, préoccupés de pensées endeuillées.

 

[Homonyme]

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Dans le feu il y a un je.
Je suis un organe qui respire, et cette respiration me rapproche de plus en plus de la parole.
L’œil est un organe qui voit, et sous la voie un passage existe entre peur, crainte et angoisse ; entre vision et mémoire, et à l’inverse, entre mémoire et désir.
Le désir joue un rôle important dans cet essai.
Elle n’est pas un ange mais un agent double. Double car elle se languit et pourtant le regard même dont elle use pour séduire finira par la consumer.
Le motif s’enflamme, lettre par lettre :
D'abord par le « f », il finit par être juste un nom : mot*.
La flamme l’a rendue Française – sa signification est en feu.
––––––––––––––––––––––––
* En français dans le texte.

 

[Rêve]

Je m’assis.
Il faisait nuit.
Quelqu’un dans la pièce voisine, attendait.
Le bruit était intolérable.
L’incroyable pulsation.
Une façon d’être avec un autre et cependant en guerre avec le monde.
L’extension de cela, la répétition.
L’un et l’autre se répandirent.
Statiques, puis silencieux.
Sur la pente du devenir.
Le moyen d’arriver à travers et autour de la nostalgie, le besoin de s’étendre au-delà de l’intime et d’affronter l’intolérable présent.
Avec les mots qui sont en moi j’essayais de déchiffrer la nuit, et je me suis souvenue que l’obscurité contient sa propre résolution.

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À propos de l’auteur

Kristin Prevallet est née en 1966 à Denver (Colorado) ; elle réside actuellement à New York. Poète, essayiste, traductrice et professeur d’investigations poétiques à l’université de Naropa à Boulder dans le Colorado et à l’Institute of Writing and Thinking de Bard College de New York.
Elle a fondé, avec Bob Holman, Anne Waldman et Alan Gilbert, "the Study Abroad on the Bowery : a Certificate Program in Applied Poetics au Bowery Poetry Club" et a publié de nombreux livres parmi lesquels Shadow Evidence Intelligence (Factory School, 2006) et Scratch sides, un projet de poésie, documentation, et projets d’images-textes (Skanky Possum, 2003).
En 2004, elle a reçu le prix de traduction PEN pour sa traduction de L’autre monde de Sony Labou Tansi. Elle a aussi traduit Sandra Moussempès, Jean Cocteau, Jean Metellus, Joyce Mansour et Anne Portugal.

Bibliographie

je, au-delà (essai en temps de deuil), traduit par Sandra Moussempès et Françoise Valéry, collection W, L’Attente, 2007 • D’un devenir Fantôme (formes poétiques en temps de deuil), traduction collective, cipM / Un bureau sur l’Atlantique, 2006 • Apostrophe, in Whitman Hom(m)age 2005/1855, traduit par Éric Athenot, joca seria, 2005 • Rouge, traduit par Sandra Moussempès, Action Poétique, 2003 • Poèmes extraits de The People Database, traduits par Vincent Broqua, Po&sie, 2003