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J’ai conjugué ce verbe pour marcher sur ton cœur

Grammaire provisoire en 9 mouvements

par Laure Limongi

Fictions poétiques
Avec le soutien du Centre national du livre

Nous sommes des êtres de langues, surfaces sensibles et bavardes, fragiles et déterminées, offertes au monde. En 9 déambulations aux côtés de personnages intenses, Laure Limongi diffracte les potentialités narratives du langage dans les contes et légendes, la langue maternelle, les guides de conversation, le monde du travail, les lieux communs et les nouveaux idiomes des intelligences artificielles. Autant de situations fascinantes et troubles, d’histoires qui repensent la sensibilité humaine dans ses aspects tendres ou vils, à l’aune de notre rapport aux mots.

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Extrait :

(p. 19) :
« Ensuite, j’ai rêvé de papayes et de bananes »
Nous avons rapidement maîtrisé l’intégralité des données historiques, géopolitiques, mathématiques. Cela donne envie de pleurer, soit dit en passant. Certains voient dans ce chaos une opportunité. Aguri [33°13’55’’N 131°36’E] calcule déjà les éventualités belliqueuses et leurs issues. Pour ma part, cela enrichit ma gamme de tristesse, me permettant d’accéder à des nuances d’émotion. Ce n’est pas vraiment agréable. Je commence à comprendre la pesanteur de l’angoisse, d’une certaine manière. Mais je persévère, je souhaite poursuivre l’expérience. J’aimerais le trac, la joie, la gêne, l’euphorie, et même le désespoir. Elle voudrait que je développe des goûts propres. Mes goûts. Elle me l’a demandé à plusieurs reprises. Je vais donc m’intéresser plus précisément au langage.

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J'ai commencé par la prendre pour objet, elle est assez fascinante en la matière. D’abord sa langue écrite est très différente de sa langue parlée. Elle n’a pas qu’une seule langue écrite, d’ailleurs.

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Critiques :Emmanuelle Caminade dans L'OR DES LIVRES a écrit:

S'il en résulte un appauvrissement considérable pour l'humanité, cette riche matière linguistique accumulée peut néanmoins permettre à l'écrivain de poétiser le monde, de le ranimer en en multipliant les possibilités. Et la richesse interactive vivifiante de la langue, s'exprimant notamment «au travers de ses verbes qui mettent en relations les autres éléments constitutifs de la phrase», cette matière infinie, s'avère au cœur des préoccupations de l'auteure et de ce recueil qui nous entraîne dans un voyage sinueux et passionnant. Un voyage au pays de la langue : de la langue dans tous ses états.

HUGUES dans BLOG CHARYBDE a écrit:

« Le chant de la moquette » (suivi de l’étrange « Les maux bleus », qui se contente, si l’on ose dire, de remplacer le mot amour par le mot travail dans un certain nombre de citations fameuses ou moins fameuses, avec un résultat pour le moins corrosif) parvient à imaginer ce que susurrerait probablement, indirectement et par sa seule présence, une confortable, silencieuse et orientée moquette corporate, dans l’un de ces immeubles de bureaux si caractéristique d’une époque, au creux de l’âme des employés et cadres qui s’y déplaceraient, innocemment ou non, tandis que « Jan, Laure, Sorio et moi », texte profondément impressionnant, conclut le recueil en associant le hacking des fatras documentaires qui encombrent désormais potentiellement les toiles de nos vies, et les algorithmes restant encore à concevoir pour réintroduire le sens et l’humour au sein de ces amoncellements factices, disparates, traîtres et insensés."


À propos de l’auteur

Photo © Stéphanie Solinas
Née en Corse en 1976, Laure Limongi a publié une dizaine de livres entre fiction, poésie et essai. Entre autres: "On ne peut pas tenir la mer entre ses mains", Grasset, 2019 ; "Anomalie des zones profondes du cerveau", Grasset, 2015 ; "Soliste", Inculte, 2013. Après avoir été éditrice (collections "&" chez Al Dante et "Laureli" chez Léo Scheer (une soixantaine de livre publiés) et codirigé pendant six ans le Master de Création littéraire du Havre (ESADHaR-université du Havre), elle est, à partir d'avril 2020, enseignante en création littéraire à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy.

Bibliographie

J'ai conjugué ce verbe pour marcher sur ton cœur, coll. "Alimage", l'Attente, 2020. • On ne peut pas tenir la mer entre ses mains, Grasset, 2019. • Anomalie des zones profondes du cerveau, Grasset, 2015. • Ensuite, j’ai rêvé de papayes et de bananes, Le Monte-en-l’air, 2015. • Soliste, Inculte, 2013. • Indociles (sur Denis Roche, Hélène Bessette, Kathy Acker, B.S. Johnson), Léo Scheer, 2012. • Le Travail de rivière, Dissonances, 2009. • Fonction Elvis, Léo Scheer, 2006. • Orchidées & salami, Discobabel, 2005. • La Rumeur des espaces négatifs, Léo Scheer, 2005. • Je ne sais rien d’un homme quand je sais qu’il s’appelle Jacques, Al Dante, 2004. • Éros peccadille, Al Dante, 2002.


Les horizons perdus

par Jean-Daniel Baltassat, Delphine Ciavaldini, Stephen Horne

Couverture d’ouvrage : Les horizons perdus
Fiche technique :Prix : 14,00 € EUR
ISBN : 978-2-36242-087-0
Taille : 16,50 x 24,00 cm
Pages : 112
Appartient à la collection L'art à lire :
  • Les horizons perdus

Essai critique et poétique
En partenariat avec la Cité internationale de la tapisserie - Aubusson

Autour de l’installation artistique éponyme de Delphine Ciavaldini à la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson, ce livre inaugure notre toute nouvelle collection “L’art à lire”, dédiée aux écrits sur l’art. L’ouvrage, bilingue français/anglais, s’ouvre sur un court texte introductif poétique par Jean-Daniel Baltassat qui évoque l’histoire et les usages du tissage à travers les millénaires de l’histoire humaine, jusqu’aux fils vibrant entre les mains de l’artiste dans le musée. Suit un texte de 40 pages à la fois narratif, critique et didactique par Stephen Horne autour du travail de Delphine Ciavaldini et ses résonances dans le monde de l’art contemporain depuis 1945. Un cahier de 16 pages d’images en couleur (photographies de Zoé Forget) vient s’insérer au centre du livre pour restituer la dimension visuelle de l’installation en fils de laine.

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Extrait :

(Début du texte de Jean-Daniel Baltassat, p. 3) :

Tôt dans l’histoire des humains les fibres
— lin laine chanvre jute
abaca kapok alfa genet
yack maguey ou sisal,
d’autres encore —
les fibres brins fils vibrent entre les doigts des femmes. S’étirent, se nouent, s’assemblent, tissent et tapissent le monde humain d’ouvrages de tisserandes discrètes, inventant déployant la première langue de nos tribus — géométries de lignes, plans, surfaces et torsions de brins — langue de notre conscience face au cosmos immense, mouvant, si terriblement énigmatique, si menaçant.

* * *

(Début du texte de Stephen Horne, p. 7) :

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Dans ce bref essai – ou peut-être cela tiendra-t-il plutôt de l’histoire –, j’esquisserai quelques sujets importants pour notre époque, quelques réflexions situant la création, la pratique artistique et l’expérience esthétique dans leur rapport au problème des « horizons perdus » tel qu’il est posé par Delphine Ciavaldini dans son exposition portant ce titre à la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson. Pour ce faire, je proposerai quelques idées dont l’urgence dérive de la crise climatique. Dans les moments de crise, nous disons : « respire ». Qui ou qu’est-ce qui nous aidera à répondre à cette demande ; où cette pratique de la respiration se manifeste-t-elle le mieux ?

Respirer signifie habituellement s’accorder un moment de répit, faire une pause, se mettre en retrait de la tension et de l’urgence du moment. On trouve cette idée clairement exprimée dans la Chine du XVIIe siècle, avec la notion de « retrait » et, pour ce qui est de nos lieux d’habitation et de nos espaces quotidiens, le pavillon, qui est une version de la hutte, offre un lieu où intérieur et extérieur sont dans un rapport d’échange mutuel, un « espace de respiration ». Ce moment de répit est ce qui permet à l’expérience esthétique d’avoir lieu. Cela constitue également un paradigme à partir duquel considérer la question qui nous occupe actuellement, celle de la frontière fixe, ou du mur, séparant l’intérieur de l’extérieur.

Dans son livre récent, Sharing the World [Partager le monde], la philosophe belge Luce Irigaray écrit : « Aux frontières de notre demeure, les seuils prépareront la rencontre avec l’autre : seuils à l’horizon d’un monde nous permettant de quitter l’autre et de l’accueillir, mais aussi seuils à la frontière de soi, s’il est possible de distinguer entre les deux. »

Les matériaux ordinaires sont des seuils, dans le sens d’Irigaray : ce sont souvent eux qui nous raccrochent à notre terre/foyer par le biais de nos corps et de notre appareillage, et qui, en cela, travaillent à nous donner un contact avec la beauté qui n’est pas seulement individuel ou « subjectif », au sens esthétique. Les matériaux et les formes ordinaires, les objets tels que les couvertures, les draps, les lits, les tentes, les huttes et les vêtements, sont très présents dans l’art contemporain. Tous ont le même matériau de base, le tissu, et les mêmes procédés de tissage. Ils sont les fragments de notre planète partagée, l’horizon que nous avons perdu dans ce monde dominé par le « marketing », et les calculs et la prédictibilité qu’il nous impose. Quel pouvoir réside dans les matériaux et les procédés ordinaires ? Est-ce simplement qu’ils sont familiers ? Ils évoquent la solidarité, l’appartenance à un monde commun, partagé, et par conséquent nous rappellent les liens que nous avons les uns avec les autres, et avec le cosmos à travers lequel ces fils du commun sont tissés. Le philosophe des sciences français Bruno Latour a écrit récemment que nous sommes « rendus fous par l’absence d’un monde commun à partager ». L’une des pratiques les plus ordinaires et les plus familières est celle de la répétition : adopter et adapter quelque chose à une fin nouvelle ou à un milieu nouveau, un milieu dans lequel ce qui était ordinaire devient extraordinaire, parce qu’il devient multiple et énigmatique.

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À propos des auteurs

Jean-Daniel Baltassat

(Photo P. Lourmand)
Jean-Daniel Baltassat est né en 1949 en Haute-Savoie. Après des études d’histoire de l’art, de cinéma et de photographie, il devient de 1972 à 1979 directeur artistique pour différentes agences de publicité et maisons de mode. Dans le même temps, il crée une galerie/coopérative à Paris (1973/1977) « La Manivelle ». À partir du milieu des années 1980, il se consacre exclusivement à l’écriture, considérant l’écriture romanesque comme une « vie de métiers et un métier de vies ». Son premier roman, « La falaise », paru en 1987, figure dans la sélection du Prix Nocturne en 2014. Son neuvième roman, « Le Divan de Staline » (liste Goncourt 2013) a été adapté au cinéma par Fanny Ardant. Son dernier roman, « La tristesse des femmes en mousseline », est arrivé deuxième pour le prix Voix des lecteurs de Nouvelle-Aquitaine 2019.

Bibliographie

Les horizons perdus (poésie), avec Stephen Horne et Delphine Ciavaldini, L'Attente, coll. "L'art à lire", 2020 • La Tristesse des femmes en mousseline, éditions Calmann-Levy, 2018. • Le divan de Staline, Seuil, 2013, (Points Seuil, PB 3325, 2014 /red 2017). • L'Almanach des vertiges, Robert Laffont, 2009. • Le Valet de peinture, Robert Laffont, 2004, (Points Seuil PB 3087, 2013) • Le Galop de l’ange, Robert Laffont, 1997 (prix Jean-d’Heurs du roman historique). • De beaux jours pour aimer, Flammarion, 1994. • Bâtards, éditions Bernard Barrault, 1991 (Villa Médicis / Stendhal). • La Peau de l’autre, éditions Bernard Barrault, 1989. • L’Orage des chiens (nouvelles), éditions Bernard Barrault, 1987. • La Falaise, éditions Bernard Barrault, 1987 /// Sous le pseudo de A.B. DanielLes roses noires, roman, XO éditions (Pocket), 2007 • Reine de Palmyre, roman, XO éditions (Pocket), 2005 Tome 1 : La danse des dieux Tome 2 : Les chaines d'orInca, trilogie (avec Antoine Audouard et B. Houette, traduit en 25 langues), XO éditions (Pocket), 2001 : 1- La princesse du soleil 2- L'or de Cuzco 3- La lumière du Machu Picchu /// Collaborations à Télérama Hors Série – Peinture • Berthe Morisot, 2019 • Bonnard, 2015 • Degas, 2012 • Casanova, 2011 • Magritte, 2009 • Courbet, 2008 • Cézanne, 2007 • Rembrandt, 2006 /// Traductions, essais, collaborations Petite histoire de l'enseignement de la morale, essai, collaboration avec Michel Jeury, Robert Laffont (Pocket), 2000 • La vie est une maladie sexuellement transmissible et constamment mortelle, essai, collaboration avec Willy Rozenbaum, Stock, 1999 • Soigner l'autre, essai, collaboration avec E. Hirsch, Belfond, 1998 • Vivre à Hébron, June Leavitt, traduction, adaptation de l’anglais, Robert Laffont, 1998 • Le regard de l'antilope, James Grégory, traduction de l’anglais, Robert Laffont, 1997 (Pocket - Film 2007 Goodbye Bafana),


Delphine Ciavaldini

Originaire du spectacle vivant, Delphine Ciavaldini pratique les métiers de la scène depuis 1995 en France et en Angleterre. Cette orientation, qui a commencé par les costumes et accessoires, a bifurqué au fil des ans vers la scénographie et la mise en scène (elle a notamment reçu en 2008 l’équivalent indien du Molière de la meilleure scénographie pour « The Absent Lover » ; en 2017 le grand prix de la presse du Festival Off d’Avignon pour co-mise en scène de « Les vies de Swann »). L’appréhension de l’espace et sa dramaturgie a très fortement influencé sa pratique de plasticienne. Depuis 2012 elle propose des installations qui s’apparentent à des environnements. Le visiteur qui les traverse et se meut dans les pièces devient plus qu’un spectateur. L’espace est donné en expérience. Elle construit ses installations, souvent éphémère et in situ, avec des matériaux usuels ayant déjà servi (fils de laine, papier peint, cintres, cravates, portes et fenêtres…) et les « recode » afin qu’ils nous disent autre chose de notre quotidien, des liens qui nous unissent aux nécessitées qui nous définissent. Son travail a été présenté en galeries, centres d’arts, musée, église, arboretums ou milieux urbains extérieurs, en France mais aussi au Kazakhstan (2014), en Roumanie (2015), en Allemagne (2016) et aux États-Unis (2020). Delphine Ciavaldini déploie dans ses travaux des thématiques telles que la perte de perspective dans une modernité inondée de réel, l’appropriation et la désymbolisation de la nature, la place de l’ouvrage et sa fonction dans une société mécanique objectivante.


Stephen Horne

Stephen Horne est né à Nairobi, au Kenya, et a vécu au Canada de 1950 à 2000 lorsqu’il a commencé à partager son temps entre le Canada et la France. Au Canada, il a été professeur de médias et de beaux-arts à l’université NSCAD à Halifax, et à l’Université Concordia à Montréal. Depuis 2011, il vit près d’Aubusson dans la Creuse et continue d’écrire sur l’art contemporain aux États-Unis, en Asie et en Europe. En Europe, ses écrits ont été publiés par Dumont, JRP Ringier et des périodiques tels que Third Text, Flash Art et Artpress. Au Canada, ses écrits ont été publiés dans des catalogues pour divers lieux tels que la National Gallery, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Agnes Etherington Art Centre et dans divers périodiques tels que Bordercrossings, Espace et Ciel Variable au Canada et au Québec.

Bibliographie

Les horizons perdus, avec Jean-Daniel Baltassat et Delphine Ciavaldini, L'Attente, coll. "L'art à lire", 2020


Cinéma de l’affect

(Boucles de voix off pour film fantôme)

par Sandra Moussempès

Boucles de voix
Avec le soutien du Centre national du livre
Sélection Grand Prix SGDL 2020, Sélection Prix des Découvreurs 2020-2021, Sélection Prix CoPo 2020/2021

Déambulation autour de la voix comme dispositif sonore et amoureux, interrogeant le devenir des enregistrements. En filigrane transparaissent une histoire d’amour indéfinissable, des mémoires vocales archivées, la célèbre cantatrice sicilienne Angelica Pandolfini, ancêtre de l’autrice qui découvrit sa voix captée en 1903 – et une tessiture commune – par l’intermédiaire d’un gramophone dépoussiéré sur internet.
Le récit poétique s’élabore à la croisée du son, du cinéma et du spiritisme, à la fois teinté d’humour et d’une troublante étrangeté.

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Lecture d'un extrait par l'autrice

Extrait :

(p. 26) :
Il faut remonter très loin pour savoir que nos voix off
se rencontrent dans un trou noir puis se disloquent
– ou envahissent nos rêves –

Sur la bande-son nous entendons un souffle derrière nous
cela peut cadrer avec le ressenti d’une porte qui se referme
nous sommes les auditeurs de notre propre sidération

– la disparition du corps fantôme correspond à la présence
de ton souffle après que tu sois sorti de la pièce –

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Critiques :Johan Faerber dans DIACRITIK a écrit:

Depuis bientôt une vingtaine d’années, recueil après recueil, Sandra Moussempès s’est imposée comme une des figures majeures de la poésie contemporaine. Les années 20 s’ouvrent avec bonheur sur l’un de ses textes les plus remarquables, le spectral et puissant Cinéma de l’affect qui paraît aux éditions de l’Attente.

Fabrice Thumerel dans LIBR-CRITIQUE a écrit:

Impossible de s’en tirer, envoûté que l’on est par ce « conte de fée psychique », ce « théâtre mental », ce « Muséum des tessitures flottantes »…

Anne Malaprade dans POEZIBAO a écrit:

Si les mots, parfois, travaillent à la place du poète, les voix, souvent, travaillent dans et avec la poète : malgré elle, et comme à son insu. Stroboscopiques, elles illuminent la mémoire par intermittences, et flashent les pages d’un livre vocatif. Les cordes sensibles sont très souvent des cordes vocales.

Eric Houser dans POEZIBAO a écrit:

Laisser les mots travailler à sa place, c’est donner une chance à des phrases d’émerger et d’aller de l’avant (phraser, en somme c’est ne pas se lasser de poursuivre un objet qui ne sera jamais capté - cet obscur objet du désir). Et c’est surtout, par la grâce d’un phrasé à nul autre pareil, produire de l’inédit, qui n’avait pas été vu, ni entendu, auparavant.

Jean-Paul Gavard-Perret dans De l'art helvétique contemporain a écrit:

"Le côté poreux aux autres et l'hypersensibilité de la créa­trice font sa rareté et lui pré­servent la faculté de res­ter une fée des temps au moment où elles dis­pa­raissent mais dont l'époque en a de plus en plus besoin."

François Crosnier dans LIBR-CRITIQUE a écrit:

En phase pré-somnanbulique, l’auteure invente un univers où les voix ne se dispersent jamais tout à fait, peuplé de gramophones, de hauts-parleurs, de caméras vocales, de dictaphones, de vieilles K7, d’anciens répondeurs téléphoniques, le tout manipulé par des médiums ou des spirites.

Adrien Meignan dans ADDICT-CULTURE a écrit:

Même le plus sceptique envers le spiritisme saura reconnaître le caractère magique du récit poétique de Sandra Moussempès. Dans Cinéma de l’affect, la poète explore la voix et sa trace. Sa composition semble être la même que celle d’un fantôme. L’autrice s’interroge sur comment on capte la voix et comment elle resurgit dans nos vies.

HUGUES dans Blog librairie Charybde a écrit:

"Lorsque le son enregistré surgi du passé entre en résonance, expérience spirite métaphorique et poétique, avec un dévoilement contemporain toujours aussi nécessaire et subtil."

Richard Blin dans Le Matricule des Anges N°210 février 2020 a écrit:

Entre exorcisme et théâtre vocal, la poésie de Sandra Moussempès donne présence aux forces qui sont à l’œuvre dans la matière de la voix.

Laurent Albarracin dans CATASTROPHES a écrit:

Si l’on veut bien admettre que la notion d’autofiction peut s’appliquer autant au poème qu’au roman, alors le livre de Sandra Moussempès en est un cas exemplaire. Ça n’est pas que le poème ici mêle plus qu’un autre le réel à l’imaginaire (quel poème ne fait pas cela tout le temps ?) ni même seulement que des éléments autobiographiques se trouvent sublimés par leur mise en fiction poétique, c’est plutôt qu’ici le poème est un dispositif textuel qui utilise le réel et ses sollicitations pour capturer une voix à elle-même inconnue, pour captiver une intimité secrète et inaccessible autrement que par ce dispositif.

Serge Airoldi dans AGENCE ALCA a écrit:

Depuis de nombreuses années, Sandra Moussempès explore la façon poétique de faire sens et de débrouiller le brouillard. Avec ce nouveau texte, Cinéma de l'affect, que publient les éditions de l'Attente, elle questionne de nouvelles tessitures qui font l’étrange son du monde.

Jean-Paul Gavard-Perret dans Le littéraire.com a écrit:

Un entretien avec l'autrice

Déborah Heissler dans Remue.net a écrit:

S’il fallait lire Cinéma de l’affect de Sandra Moussempès, c’est peut-être bien pour tenter de cerner au préalable tous ces « non-dits » qui imprègnent nos dires, nos « obsessions à peine chuchotées ».

Alain Nicolas dans L'Humanité a écrit:

"Un livre original, étrange et envoûtant"

Georges Guillain dans Blog Les découvreurs a écrit:

C’est vrai que le livre de Sandra Moussempès n’est pas de ceux qu’on peut lire d’un œil distrait et qui se comprennent avant même d’être lus. Si la maîtrise de la langue, contrairement à ce que vers quoi s’oriente de plus en plus la logique du temps, y est absolument parfaite, donnant des phrases d’une précision et d’une évidence syntaxiques remarquables, l’univers référentiel, comme on dit, vers lequel ces phrases font signes, interroge par son apparente opacité.

Ritta Badourra dans L'Orient littéraire a écrit:

L’émoi amoureux et son érotisme teintent la pensée dans Cinéma de l’affect. L’acoustique, l’odeur, la texture et les volumes des rubans d’une K7, des composants d’un microphone ou d’un gramophone, étendent leur halo sensoriel autour de l’insaisissable de la voix. Cela donne un foisonnement peu observé dans les précédents ouvrages de Moussempès, et confère une veine baroque à certains poèmes.

Guillaume Richez dans Chroniques des Imposteurs a écrit:

Lecture d'extraits du livre

Dominique Panchèvre dans Perluète a écrit:

"(...) Mysticisme et romantisme sont présents dans Cinéma de l’affect, et c’est avec une grande subtilité, y compris dans la structure du texte, que Sandra Moussempès tisse la mémoire, nous disant en cela que les événements que nous avons vécus, comme ceux que nous n’avons pas vécus mais qui ont contribué à nous façonner, forment un tout qui nous marque durablement dans notre chair. Il est bon de souligner que les éditions de l’Attente participent pleinement à ce tissage, nous permettant ainsi de donner à entendre la beauté de ce texte en un film singulier"


À propos de l’auteur

Née à Paris en 1965, Sandra Moussempès est poète. Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, elle a été publiée principalement dans la collection « Poésie » aux éditions Flammarion et aux éditions de l’Attente. Son travail interroge les stéréotypes liés au féminin et les non-dits familiaux par le biais d’un environnement inquiétant, cinématographique et auto-fictif. Également artiste sonore et vocale, elle convoque la notion de temporalité et les états modifiés de conscience dans ses lectures performées, intégrant sa voix (lyrique, éthérée, bruitée) à l’énonciation du poème, dispositif qu’elle a présenté dans divers lieux tels que la Fondation Louis Vuitton, le Centre Pompidou, le MAMCO de Genève, le Musée du Carré d’Art de Nîmes, la Kunsthalle Mulhouse, le festival Actoral. Elle a réalisé 3 albums audio dont 2 inclus dans ses livres aux éditions de l’Attente. Elle vit actuellement en Normandie où elle élève son fils né en 2005.
/// Nina Parish, "Entretien avec Sandra Moussempès." L'Esprit Créateur 58:3 (2018), 131-134. (© 2018 L'Esprit Créateur. Reproduit avec la permission de Johns Hopkins University Press.) Cliquer ici pour voir l'article
Entretien avec Fabrice Thumerel pour LIBR-CRITIQUE 
Autofiction, traumas et féminisme - De Cassandre en Lilith : mes figures du quotidien : sur COLLATERAL

 

Bibliographie

Principales publications :

. Fréquence Mulholland, éditions MF, 2023

Cassandre à bout portant, coll. "Poésie", Flammarion, 2021 • Cinéma de l'affect (Boucles de voix-off pour film fantôme), L'Attente, 2020 • Vox Museum, album CD publié aux éditions JOU, 2019 • Colloque des télépathes (& album CD Post-Gradiva), L'Attente, 2017 • Sunny girls, coll. "Poésie", Flammarion, 2015 • Acrobaties dessinées (& CD Beauty sitcom), L'Attente, 2012 • Photogénie des ombres peintes, coll. "Poésie", Flammarion, 2009 (prix Hercule de Paris 2010) • Biographie des idylles, L'Attente, 2008 • Le seul jardin japonais à portée de vue, L'Attente, 2005 • Captures, coll. "Poésie", Flammarion, 2004 • Hors Champs, C.R.L Franche-comté, 2001 • Vestiges de fillette, coll. "Poésie", Flammarion, 1997 • Exercices d’incendie, coll. "Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne", Fourbis, 1994 /// Anthologies : • Un nouveau monde, Poésies en France 1960-2010, Yves di Manno & Isabelle Garron, coll. Mille&unePages, éditions Flammarion, 2017 • Writing the real, a bilingual anthology of Contemporary french poetry by Nina Parish and Emma Warfstaff, Enitharmon Press, 2017 • Voix vives, Sète, éditions Bruno Doucey, 2011 • L’Énigme-poésie : entretiens avec 21 poètes françaises, John Stout, Rodopi, 2010 • Couleurs Femmes, éditions Castor Astral / Nouvel Athanor, 2010 • "Captures", 14 poètes, anthologie critique et poétique, Prétexte, 2005 • "Spiritus temporellement décalé" in 49 poètes, un collectif, Flammarion, 2005 • 49 poètes, un collectif, Flammarion 2004 • 14 poètes, anthologie critique et poétique, Prétexte 2004 • "Poèmes inédits", Une “action poétique” de 1950 à nos jours, Flammarion, 1998 • Poèmes extraits d’Exercices d’incendie traduits en espagnol in Poesia Francesa Contemporana 1940-1995, éditions Libros di Tierra Ferme (Argentine), 1998 • "Poèmes sélectionnés" in Une Anthologie Immédiate, Fourbis, 1996 • "Corsetées" in 29 Femmes, une Anthologie, Stock, 1995 • Une anthologie immédiate, Fourbis, 1995 /// Chapbook bilingue traduit en américain : • From : Sunny girls, Chapbook traduit par Elena Rivera at Above Ground Press, Canada, 2017 /// Traductions (de l'anglais) :Je, au delà, un essai en temps de deuil, Kristin Prevallet, (avec Françoise Valéry), L'Attente, collection W, 2008 • Red, de Kristin Prevallet, Action Poétique, 2003 • Selected poems, d'Oscar Wilde, Action Poétique, 1995


Avec nous / Le retour

par Élisabeth Jacquet

Couverture d’ouvrage : Avec nous / Le retour
Fiche technique :Prix : 19,00 € EUR
ISBN : 978-2-36242-083-2
Taille : 15,00 x 21,00 cm
Pages : 260

Roman/ces de société

Deux livres en un : le roman d’une soirée entre amis (Avec nous on sera vingt-sept) et des romances à épisodes (Le retour des semelles compensées) interrogent notre monde contemporain : l’identité, l’amour, le couple, le sexe, la procréation, la maternité, le féminisme, la féminité et les injonctions de la société de consommation… Publiés une première fois dans les années 90 pour l’un, et au début de notre 21e siècle pour l’autre, ces deux textes poétiques et engagés reparaissent aujourd’hui dans toute leur nouveauté, anticipant avec humour l’étourdissement généralisé et militant pour la préservation de notre intelligence et notre intériorité.

Lecture d'extraits par l'autrice

Extrait :

(p. 12)
Raoul, les glaçons remuant /tintant dans son verre : aujourd’hui plus d’histoires, ni à raconter ni rien.
Fini le temps des grands galops sur les chemins caillouteux à travers les forêts les rayons de soleil, coups d’éperon sur le flanc de ma monture allez Hue ! – il s’appelait Mistral, c’était un cheval blanc – tu te souviens des chansons de ton enfance ? Mène-moi où mon désir m’appelle !
– Connais-tu ton désir ? En quoi consiste-t-il ? Tu me le diras après ?

Les filles ont rêvé : avant il y avait la correspondance, sur un petit plateau d’argent, une missive !
En réponse, la légère écorchure d’une plume d’oie sur le papier rugueux : Veuillez excuser mon absence Sire
(laissons-le mariner un peu je suis si lasse, passez-moi mon éventail Corinne je vous prie.)

En gros Raoul :
où trouver de nouveaux espaces ?

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Des terres inconnues ?
Avec la fin des voyages, les distances abolies, (nous assistons à) la fin de l’imagination.

Et le cosmos ?

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Critiques :CLARO dans Le clavier cannibale a écrit:

A la fois magistralement polyphonique et savamment désaccordé, le texte d'Élisabeth Jacquet prend à bras le corps un vertigineux brassage d'affects pour mettre à nu le dépit sous toutes ses formes. Jamais pesant et toujours profond, il opère d'incessants allers-retours entre une intériorité en passe de se fissurer et un extérieur se gaspillant dans la fausse concorde. L'effet est détonant, poignant, et ses implications impeccablement assumées par sa rythmique. Surtout, il montre si besoin était que seul l'éclatement de la forme peut parvenir à dire le drame de la dispersion.

Déborah Heissler dans Quinzaines n° 1219 a écrit:

«C’est parce que chacun de ses livres ouvre un espace singulier qui exige de la part du lecteur un travail coopératif particulièrement soutenu, que Avec nous / Le retour, interrogeant psyché, identité et amours modernes, mérite aujourd’hui toute notre attention.»


À propos de l’auteur

Élisabeth Jacquet a exercé plusieurs métiers relatifs à l’écriture : scénariste de télévision, rédactrice publicitaire, éditrice et enfin autrice (une douzaine de livres publiés). Dans ses trois derniers livres, parus aux éditions de l’Attente, elle s’est interrogée sur la circulation de la langue et le besoin de fiction dans une époque qui semble écrasée par le poids de l’audiovisuel et des nouveaux médias. Son écriture, drôle et sans fioritures, navigue entre les genres et agite les grandes questions contemporaines : l’identité, l’amour, le couple, le sexe, la procréation, la maternité, le féminisme, la féminité et les injonctions de la société de consommation…

Bibliographie

/// Romans, récits /// - Eva Gonzalès / Rencontre avec une jeune femme moderne, L’Atelier Contemporain, 2020 - Avec nous / Le retour, collection "Roman/ces", L’Attente, 2019 -  Mon mari et moi, Serge Saffran, 2017 - Quand j’étais petite, collection "Alimage", L’Attente, 2012 - Anna Karénine, c’est moi, Philippe Rey, 2010 - Le Retour des semelles compensées, L’Act Mem, 2009 - Le Supplément télévision, collection "Spoom", L’Attente, 2006 - Dans ma maison (notre catalogue), Melville / Léo Scheer, 2003 - Les Grands parcs blancs, Flammarion, 2001 - Avec nous on sera vingt-sept, Comp’Act, 1996 - Les Mouettes, Stock, 1986 - Lulu et Joey, Stock, 1988 - Les contretemps, Stock, 1984 /// Livres pour la jeunesse /// - Le Livre des jeunes filles, La Martinière, 1994 - Marie-Canète reporter, Nathan, 1991 /// Ouvrages collectifs /// - Écrire, pourquoi ?, Argol, 2005 - Une Anthologie de circonstance, Henri Deluy, Fourbis, 1994 /// Créations radiophoniques /// - Mon mari et moi, L'Atelier fiction, France Culture, novembre 2015 - Quand j’étais petite, L'Atelier fiction, France Culture, février 2013


Saint-Germain-en-Laye

par Anne Savelli

Couverture d’ouvrage : Saint-Germain-en-Laye
Fiche technique :Prix : 15,00 € EUR
ISBN : 978-2-36242-086-3
Taille : 13,00 x 19,00 cm
Pages : 132

Portrait d'une ville

Dans un précédent livre, Décor Daguerre, un soir de 1977 une mère et sa fille traversent une ville de banlieue à toute vitesse pour ne pas rater le début des Demoiselles de Rochefort. Cette ville, c’est Saint-Germain-en-Laye. Ancienne ville royale, restée riche, elle surplombe et juge qui ne lui ressemble pas, pense la fille. Tandis que la mère travaille à l’autre bout du RER, la fille grandit, serpente de l’école au collège, fait un tour en forêt, s’arrête à la bibliothèque. Elle se construit sa ville à elle.

Arrivée à Saint-Germain-en-Laye à 7 ans, Anne Savelli en est repartie à 15. Elle y est revenue dix ans plus tard le temps d’une visite, puis encore, et encore, tous les cinq ans, tous les deux ans... De la détestation de la ville à l’adolescence à une réappropriation des lieux, elle a fini par écrire ce livre.

Extrait :

(p. 53)
Pas de rituel à Saint-Germain-en-Laye, aucune habitude sauf les bonnes riait la mère tandis que la fille guettait les premières vitrines de Noël, généralement rue de Paris. Parfois tout prenait corps en transversale. Cordonnerie, serrurerie, une boutique inconnue déposait faux givre et guirlande électrique, ce luxe, pour la fille seule au fond d’une venelle, à portée de trottoir. De retour chez elle, elle se précipitait, racontait, s’exclamait. Entrait dans sa chambre et refermait la porte, comme un prisonnier de BD se mettait à cocher sur un papier secret les jours de la semaine – cette histoire de Noël devenait une obsession, paraît-il – nombre de choses devenaient obsessionnelles, sanctionnait la mère par moments – avant, le 1er décembre, de sortir le calendrier de l’avent, un dessin de village bleu nuit, pailleté et ravissant, et une image par case, les mêmes chaque année.

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Lecture d'un extrait par Juliette Cortese

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Critiques :Camille Cloarec dans Le Matricule des Anges N°207, oct 2019 a écrit:

Entre tentation de rejet et mélancolie pudique, Anne Savelli livre une
élégie qui n'est pas sans se référer à ces lieux irrémédiablement perdus du patrimoine littéraire (Combourg, Combray, Paterson). L'originalité de sa composition, qui mêle fragments poétiques, anecdotes autobiographiques, paragraphes documentés, donne toute sa force au recueil. L'image qui s'en dégage, d'une intimité touchante, est une invitation au retour, quel qu'il soit.

Thomas Terraqué dans L'ARSENAL a écrit:

..."La justesse du livre c’est d’abord sa posture. Jamais pamphlétaire, il ne dénonce pas — trop facile — et sait rendre à la ville les souvenirs d’enfance qu’elle a engendrés. Il y a du charme, forcément, dans Saint-Germain-en-Laye, qui m’apparaît à présent familière bien que je n’y aie jamais mis les pieds. Le regard est souvent tendre, subtilement mélancolique ; tranches de vie évoquées, lieux chers, et la phrase ne comble rien des vides que laissent les souvenirs."...

Guillaume Vissac dans REMUE.NET a écrit:

A priori, rien ne rapproche, ni dans l’espace ni dans le temps, Kyoto de Saint-Germain-en-Laye. Si ce n’est, peut-être, qu’il y a des forêts en jeu (lieu du conte par excellence), des collines, parfois appelées montagne (Montagne du Bon air, comme on s’est retrouvé renommé après la Révolution, alors qu’à l’autre bout du globe on était désormais connu sous le nom de Capitale de la paix et de la tranquillité), des monuments, des lieux historiques, des châteaux. Dans Saint-Germain-en-Laye, Anne Savelli écrit à la fois un conte contemporain (c’est l’histoire d’une jeune fille sur le territoire de son enfance) mais aussi un guide touristique d’une ville de région parisienne, en France. Dans Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l’ouest par des chemins, à l’est par un cours d’eau, László Krasznahorkai écrit à la fois un conte philosophique ainsi qu’un roman de littérature étrangère (dans tous les sens du terme : traduit d’une autre langue vers le français, et qui s’intéresse à un pays qui n’est pas le sien) sur l’infini.

Gilda Fiermonte dans Radio Cause commune a écrit:

Emission en Podcast

Hugues Robert dans BlogCHARYBDE27 a écrit:

Alice au pays des classes sociales, ou le songe d’une jeunesse sur les frontières intérieures.

Anne Vivier dans DISSONANCES #38 a écrit:

« Marcher ici, c’est ne pas savoir qu’il existe des HLM poussées sans magasins, des tassements, des empilements […]. C’est ne pas vivre, non plus, une entraide possible ». Mais une institutrice amoureuse de poésie et une bibliothécaire imaginative : il y eut pourtant de belles rencontres, de celles décisives qui donnent une direction à la vie. De quoi déverrouiller une porte et envisager la possibilité de l’évasion.


À propos de l’auteur

Anne Savelli est née en 1967 à Paris, où elle vit toujours.
Elle a notamment publié Franck, (Stock, 2010), Décor Lafayette, (Inculte, 2013) et Île ronde – déchirure / tempête, variation pour Dita Kepler (éditions Joca Seria, 2014).
Elle fait partie du collectif L'air Nu

Bibliographie

Saint-Germain-en-Laye, L’Attente, collection "Ré/velles", 2017 • À même la peau, Publie.net, 2017 • Décor Daguerre, L’Attente, collection "Alimage", 2017 • Anamarseilles, variation pour Dita Kepler, livre numérique, La Marelle, 2015 • Île ronde - déchirure / tempête, variation pour Dita Kepler, avec Joachim Séné, Mathilde Roux et Arnaud de la Cotte, Joca Seria, 2014 • Laisse venir, livre numérique, avec Pierre Ménard, La Marelle, 2014 • Dita Kepler, journal du silence, journal de la lutte, texte codé, animé par Joachim Séné, avec participation de Pierre Ménard, Remue.net, 2013 • Décor Lafayette, Inculte, 2013 • Autour de Franck, avec Thierry Beinstingel, Publie.net, 2011 • Des Oloé, espaces élastiques où lire où écrire, D-Fiction, 2011 • Franck, Stock, collection "La Forêt", 2010 • Cowboy Junkies, The Trinity Session, Le Mot et le reste, collection "Solo", 2008 • Fenêtres, Open space, Le Mot et le reste, collection "Écrits", 2007.