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Elles en chambre

par Juliette Mézenc

Visite guidée

Entre essai et poésie, une continuation, près d’un siècle plus tard, de la réflexion conduite par Virginia Woolf dans son essai « Une chambre à soi », sous la forme d’une visite guidée des chambres de femmes écrivains. Chambres d’écriture imaginées sous la surface, dans des régions dissimulées au regard, obscures, maintenues à part d’un quotidien souvent mené de front. Ou comment allier espace intime et contraintes matérielles d’une façon infiniment subtile pour ménager sa liberté intellectuelle.

Avec également des contributions de Marie Cosnay, Liliane Giraudon, Christine Jeanney, Emmanuelle Pagano, Cécile Portier et Anne Savelli.

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Lecture d'un extrait par l'autrice, avec interventions musicales de Jean Poinsignon

Parution :
Artistes de couverture :
Thématiques :
Extrait :

Dans la chambre d’Hélène Bessette

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Passons dans la chambre suivante
je vous prie
Il suffit de pousser une porte
Oui, absolument
la chambre de Bessette communique avec celle de Sarraute
Sur la porte, voyez, c’est écrit
Les phrases nous trompent car le langage nous impose plus de logique qu’il n’en est souvent dans la vie, et parce que le plus précieux de nous-même est ce qui reste informulé
Pensée à peine pensée #tropisme
(toutes ces phrases-à-peine-des-phrases juste derrière la paroi = toutes ces PAPDP qu’on retient + ces PAPDP qu’on formule sans y penser + ces PAPDP qui frôlent la conscience + etc.)
Mais de ce côté-ci
refermez bien la porte derrière vous svp
ça HURLE (chez Bessette)
Et vous allez loin comme ça, hurle l’éditeur récalcitrant
Parce que : rien qui hurle plus que la pensée à peine pensée
(elle prend tout l’espace)(et la paroi est si mince pour qui n’est pas dupe)
Et si ça hurle c’est aussi peut-être parce que
Levez les yeux mesdames et messieurs
Oui, absolument
Comme dans Terminator
(je vois qu’on a de la culture… C’est bien… ça)
Vous la voyez comme je la vois
C’est bien une plaque d’acier qui s’abaisse à vitesse lente inexorable
À deux mètres now au-dessus de nos têtes #broyage
alors
écrire vite
ÉCRIRE VITE
PLUS VITE

 

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Critiques :Maxime Decout et Estelle Mouton-Rovira dans RELIEF a écrit:

Un grand entretien autour de Elles en chambre

Jean-Philippe Cazier dans Mediapart a écrit:

Elles en chambre, de Juliette Mézenc, interroge les conditions, les processus et les finalités de l’écriture. Mais il ne s’agit pas d’un essai, puisque le livre se situe dans une sorte d’espace nomade et multiple où la réflexion, la rêverie, la fiction, la poésie se rencontrent pour créer un livre et un discours atypiques qui déplacent et débordent les frontières, les limites des êtres, des genres, des langages.

Ainsi, le livre de Juliette Mézenc n’est pas uniquement une réflexion, il est une pratique de ce qui est défini comme la finalité de l’écriture, ou mieux, son mouvement (…)

Elsa Gribinski dans Junk Page a écrit:

(…) Room, en anglais, c’est la chambre, la pièce. C’est aussi l’espace. Avec les mots de Virginia Woolf : « La liberté de penser les choses en elles-mêmes. » De chambre en chambre, la visite des lieux (ceux qui vous entravent, ceux qui vous libèrent) constitue une galerie de portraits en camera subjective. Danielle Steel y joue l’intruse mais introduit aux autres, derrière la surface lisse et vitrée, plus chiffrée que lettrée, sonnante et trébuchante, d’une chick lit au kilomètre et au reflet peu flatteur. Au-delà du miroir, la suite est intime. C’est celle des chambres de Sylvia Plath, tunnels, gouffres, à peine une échappée belle – la ligne de fuite s’achève en fuite de gaz. Celle de Shahrnush Parsipur, de l’Iran à l’exil, d’une prison à l’autre. Celle de Monique Wittig, « guérillère » d’un féminisme qui, en France, eut tôt fait de l’oublier (…)

Olivier Quelier dans grandeursrvitude a écrit:

Elles en chambre est un livre sur les chambres des femmes. Les chambres des femmes écrivains, s’entend, comme une continuation de la célèbre « chambre à soi », de Virginia Woolf, indispensable pièce (physique et mentale) pour s’adonner se donner à l’écriture à la littérature.
Un livre étrange, Elles en chambre, hors genre, ni essai ni roman ni étiquette dont ici l’auteure Juliette Mézenc se fiche éperdument. Lui importent le texte, l’écriture, le dispositif mis en place.

Hors de question pour Juliette Mézenc de « rédiger » quoi que ce soit, mais bien d’écrire : « Rédiger est une façon de formuler sa pensée, une pensée déjà pensée qu’il s’agit de mettre en forme. Très bien. Ecrire, c’est tout autre chose. C’est plutôt une manière de découvrir sa pensée dans et par l’écriture, dans son mouvement, et dans le même temps trouver une langue pour le dire ». (…)


À propos de l’auteur

Juliette Mézenc a grandi dans les montagnes de l’Ardèche, elle vit et écrit dans les Cévennes. Elle travaille régulièrement avec d’autres écrivains et artistes, en particulier Stéphane Gantelet et Cécile Portier. Ses terrains de jeu : l’écriture « entre les genres », la fiction transmédia, la performance et le vidéopoème. Juliette Mézenc mène également de nombreux ateliers d’écriture auprès de publics très variés.
Lire un entretien avec l'autrice

Bibliographie

Cahiers de Bassoléa, L'Attente, 2022 • Journal du brise-lames, Publie.net, 2020 • Des espèces de dissolution, L'Attente, 2019 Laissez-passer, L’Attente, 2016 • Tu écris dans ta tête, in Une chambre à écrire, livre collectif, L’Ire des Marges, 2016Elles en chambre, L’Attente, 2014 • Poreuse, roman, Publie.net, 2012, 2018 • Sujets Sensibles, Publie.net, 2009


Une limonade pour Kafka

par Xavier Person

L'angoisse du critique au moment du poétique
Avec le soutien du Centre National du Livre

Comment écrire pour les coquelicots ? Pourquoi écrire encore aujourd’hui ? Comment écrire sans écrire ? Comment écrire pour ne rien dire ? Que faire de sa maladresse ? Sur des livres de Paul Celan, Hélène Cixous, Emmanuel Hocquard, Hubert Lucot, Claude Royet-Journoud et quelques autres, Une limonade pour Kafka propose des essais d’improvisations critiques. Comme autant de tentatives de marcher sur un fil.

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Des phrases se décomposent au ralenti, juste pressenties, qu’on ne saurait voir exactement, comme au départ des rêves, alors que tout s’évanouit dans des images en déliquescence ou en fuite, défaites aussitôt qu’apparues, dont on suivrait la progression selon des modalités flottantes, des imprécisions floues, comme si on se déplaçait dans une ouate ou si nos yeux se fermaient peu à peu, malgré nous, ne nous donnant plus à voir qu’un brouillard où ne presque plus rien distinguer, où s’avancer encore, imperceptiblement, plongé dans ce que notre sommeil finalement nous dérobe, découvrant des espaces qu’on ne saurait réellement parcourir, devenu à soi-même un personnage mystérieux, reconnu plus tard pour n’être autre que soi-même, évoluant dans un rêve dont on ne se souviendra pas exactement, qu

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on ne saurait réellement voir, dans cette dilution de toutes formes, avec à un moment la très nette sensation de perdre la vue, ressentant comme un poids sur mes paupières, ne distinguant bientôt presque plus rien, avançant sans presque rien pouvoir écrire, dans une obscurité ensuite où simplement toucher un mur, n’ayant plus devant lui que ce mur, n’ayant rien devant lui que ce qu’il ne parvient pas à voir, obstacle muet, opaque matière de ses phrases rendues à leur seule apparition, qu’il est finalement très difficile de percevoir en tant que phrases tant elles glissent, se fondent l’une dans l’autre, sous nos yeux se défont, improbable matière peu à peu constituée, dont on sait la découvrant qu’on ne pourra rien retenir, comme il en est des rêves parfois, s’évanouissant à mesure de leur apparition, percevant bien que de ces phrases il n’est pas nécessaire de se souvenir, non plus qu’il ne serait nécessaire de tenter de définir la couleur d’une matière translucide, se contentant d’en voir ou d’en toucher le volume…

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Critiques :Eric Loret dans Libération a écrit:

Il y a dans la lecture une négation, une impossibilité. Dans l'écriture aussi. L'un et l'autre de ces manques sont productifs, le moteur c'est ce qui n'est pas encore : «J'écris ceci dans mon nouvel appartement où je ne sais pas encore comment vivre. Il fait nuit. Une fenêtre dans la cour s'est éclairée. Je me tiens dans l'obscurité et j'écris ceci en regardant ce que je vais voir apparaître à cette fenêtre, à cette seule fenêtre allumée dans la nuit encore, j'écris ceci en attendant.» Plusieurs textes de ce recueil concernent l'œuvre d'Emmanuel Hocquard, mais il y a aussi Hubert Lucot ou Hélène Cixous. C'est une communauté.

Véronique Pittolo dans Poezibao a écrit:

Il arrive que l’écriture critique soit un échauffement, un exercice pour plus tard, quand l’écriture viendra vraiment, dans une décision de la chose finie, de l’œuvre élaborée. La parole critique précède ou excède le texte littéraire, au lieu d’en être le commentaire (faire valoir, éloge, jugement). Il arrive aussi qu’on ne fasse pas la différence entre l’une et l’autre, que le texte critique ne soit que prétexte à effusion poétique, à discours sur la fiction, dans une boucle, une mise en abîme de la jouissance de l’écriture. Nous voyons ceci dans l’œuvre de Roland Barthes, et dans ce livre attachant de Xavier Person, qui rassemble des textes parus précédemment dans des revues et publications confidentielles.

MARCELLINE ROUX dans Culture Chronique a écrit:

Mes lambeaux d’étoffe ont aimé être mis en abyme et je fais le pari que de nombreux lecteurs éprouveront la même soif de vos pages et pas seulement pour percer le mystère de la limonade !


À propos de l’auteur

Né en 1962, Xavier Person est écrivain et critique. Il a longtemps publié des chroniques littéraires pour la revue Le Matricule des anges. Il a été critique aux Mardis littéraires, puis à l’Atelier littéraire sur France Culture. De 2005 à 2013, il a été membre du comité de rédaction de la revue CCP, cahier critique de poésie du centre international de Poésie de Marseille.
Selon Véronique Pittolo, "Xavier Person souligne [dans ses ouvrages] l’importance de son parcours de lecteur, l’envahissement des livres des autres sur son désir d’écrire. De la difficulté à s’affranchir de ce qu’on a lu, de ce qu’on a aimé. Une lecture intensive peut-elle empêcher de trouver son style ? Comment se débarrasser des références ? […] Souvenirs éclatés, fragments sollicités, égarés, retrouvés, éclairés autrement, la froideur du jugement est reléguée par la puissance du rêve, du passé, de l’impossible retour. Approfondir des idées est moins grand qu’approfondir des réminiscences… L’intelligence ne crée pas, elle ne fait que débrouiller."

Bibliographie

- Une limonade pour Kafka, L'Attente, 2014 - Extravague, Le bleu du ciel, 2009 - Propositions d’activités, Le bleu du ciel, 2007


Performances éthologiques de Font

par Laurence de la Fuente, Bruno Lahontâa

Couverture d’ouvrage : Performances éthologiques de Font
Fiche technique :Prix : 19,00 € EUR
ISBN : 978-2-36242-051-1
Taille : 16,50 x 23,50 cm
Pages : 100
Appartient à la collection Au trait :

Animaleries

L’éthologie est une science qui étudie les comportements des animaux. Le mystérieux artiste Font envisage la chose de façon burlesque, à partir de données définies par les éthologues, mais appliquées à l’homme, ou dans un contexte humain hors de toute rationalité. Il en résulte des performances d’une inventivité cruelle, d’une étrangeté mêlant familiarité et aberration, qui ne sont pas sans évoquer les spectacles Panique d’Alejandro Jodorowsky ou les dessins de Topor exaltant un imaginaire inattendu, cocasse et effrayant à la fois. (extrait de la préface signée Arnaud Labelle-Rojoux)

Lecture de deux extraits par l'autrice

Parution :
Thématiques :
Extrait :

AIRE VITALE - Espace total qu’un individu ou un groupe organisé parcourt tout au long de son existence. Il inclut les différents territoires, les sites de séjour temporaires, et les chemins de migration.
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Cette côte de bœuf volée dans le Frigidaire familial il y a trente ans constitue sans nul doute le préalable à toutes mes performances éthologiques. Je consignais quotidiennement les déplacements d’un couple d’asticots sur la viande bleue cachée dans l’armoire de ma chambre d’enfant. Je cherchais à comprendre le mystère de leur reproduction, et je m’étonnais de leur capacité à se satisfaire d’un espace aussi restreint. Lorsque l’odeur envahit ma chambre, ma mère finit par découvrir le pot aux roses.

L’expérience s’arrêta net.

Il en subsiste uniquement ce dessin, cartographie miniature des pérégrinations minuscules de mes asticots carnassiers.

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J’imagine que c’est en réponse à cette frustration initiale que s’élabora ma première performance.

Je me déplaçais dans les villes que je considérais comme les plus rances de France : Vierzon, Decazeville, Vesoul, Le Mans… et je déposais subrepticement dans des boucheries choisies au hasard un couple d’asticots sur les côtes de bœuf saignantes.

 

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Critiques :Elsa Gribinski dans JUNKPAGE a écrit:

Des performances… éthologiques ?
Les performances éthologiques sont des performances liées à l’étude du comportement animal. Font a pris les entrées d’un dictionnaire éthologique comme base de sa démarche artistique : l’attachement, le cronisme, l’aire vitale, la cleptobiose pour n’en citer que quelques-unes. Ce n’est certainement pas pour faire rire les oiseaux ou chanter les abeilles.
Nous souhaitons organiser d’après les dessins et les textes de Font un certain nombre de reenactments de ses performances pour rendre hommage à l’artiste.

Fabrice Thumerel dans Libr-critique a écrit:

Ces performances éthologiques d’un drôle d’artiste – Font ! – sont des plus singulières : entre poésie loufoque et théâtre burlesque, elles nous invitent à observer la comédie humaine du point de vue animal. On découvrira donc de curieuses notions : "cinèse", "cleptobiose", "cronisme", "effet Coolidge", "mimicrie", "(nécro)phorésie"… Un passage irrésistible : "J’ai remarqué depuis peu que le port d’une tête de cheval lors de mon footing quotidien induit chez moi une accélération de cadence mais provoque malheureusement des changements de direction inopinés potentiellement dangereux" (38)…

DLTT dans Blog Excit'oeil a écrit:

Pour conclure je vous conseillerai d'une part de vous procurer ce livre quand vous le pourrez, il vaut réservera de bons moments, et d'autre part d'avoir une pensée pour le regretté Pierre Desproges qui en 1985, dans son "Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis" décrivait en ces termes le pangolin, vedette involontaire de cette année 2020:
" ...un artichaut à l'envers avec des pattes, prolongé d'une queue à la vue de laquelle on se prend à penser qu'en effet, le ridicule ne tue plus."


À propos des auteurs

Laurence de la Fuente

Laurence de la Fuente est écrivaine et metteure en scène. Elle s’installe fréquemment en immersion dans différents espaces hospitaliers pour écrire, et anime, en écho à ses propres textes, des ateliers d’écriture.
« Laurence de la Fuente est une chercheuse, une découvreuse de textes, qui n’a pas peur de mettre en jeu sur le plateau des textes à l’origine non théâtraux. Elle a été une des premières à porter à la scène les textes de Antonio Lobo Antunes Laurent Mauvignier, Alban Lefranc… Elle propose dans le paysage français une écriture scénique à la fois féministe, poétique, intime et souterrainement politique qui peut toucher chacun à la fois comme personne et comme spectateur dans son histoire personnelle et sa perception de l’art contemporain. Elle choisit des acteurs qui ont une forte singularité, personnalité et ne se situent pas dans la reproduction des codes classiques de la représentation mais acceptent d’exposer leur sensibilité, leur étrangeté et leur amour de la scène .Elle produit des objets scéniques novateurs au plus près d’une réalité contemporaine qu’il s’agisse d’une mise en jeu sur le plateau de facebook ou d’une icône contemporaine comme Nico. » (Clyde Chabot)
Bibliographie
- Domiciles fantômes, L'Attente, 2022
- Espaces hospitaliers, format numérique, avec Célie Alix et des dessins de Bruno Lahontâa, La Marelle, à paraître en 2022
- Échanges giratoires, en collaboration avec Françoise Valéry, N’a qu’1 œil, 2019
- Performances éthologiques de Font, avec des dessins de Bruno Lahontâa, L'Attente, 2014


Bruno Lahontâa

Bruno Lahontâa est artiste plasticien, scénographe et performeur. Il pratique le dessin depuis toujours et la sculpture depuis l'age de 13 ans. Il vit et travaille à Bordeaux. Il commence une carrière de designer avec l'agence Éric Raffy mais très vite s'oriente vers la scénographie et les arts du spectacle vivant.
Scénographe depuis le début des années 90, il collabore avec une quinzaine de metteurs en scène de théâtre de styles et de pratiques très variés. Il met en espace de nombreux textes allant de Nietzsche aux auteurs contemporains ; il signe une centaine de créations intégrant danse contemporaine, spectacles musicaux et jeune public.
Son expérience de la scène et son attirance pour l'art contemporain se révèlent dans un style scénographique épuré, presque minimaliste confrontant acteurs et espaces dans des "endroits" singuliers. L'objet scénique et l'acteur sont sollicités pour des enjeux proches de la performance.
Entre performance et musique il fonde en 2000 le duo Microfilmures avec Thierry Hosteins : laboratoire de musique expérimentale (entretiens avec Arnaud Laporte sur France Culture) pour la réalisation de deux albums.
Fondateur du Club Alkatraaz : mises en scène de sessions musicales publiques avec chefs d'orchestre virtuels, dans la continuité de son groupe cold wave Alkatraz (concerts festival DMA2, Jimmy, capc...).
Avec son frère Thierry Lahontâa, il crée la Fondation Raffy, outil de travail protéiforme qui leur permet de répondre à diverses commandes d'œuvres plastiques, images numériques et installations (musée d'Aquitaine, centre d'art contemporain de Girona entre autres). Expositions : Monstres, cabinet de curiosités en 2008 (pour la scène nationale de Douai), Tout va disparaître (Galerie 69, Bordeaux), Figures (musée du jouet de Figueras).
Depuis 2006 Bruno Lahontâa est membre de Yes Igor, collectif d'artistes venant d'horizons différents. Tous les membres sont acteurs, musiciens et metteurs en scène de leurs spectacles .Yes Igor travaille sur des créations musicales spectaculaires s'approchant de formes théâtrales atypiques : Le tombeau de Spike Jones (2006), Le Grand Combat (2008), la Conférence (2008), Exercices de play-back (2010), Hamlet ou l'éloge du play-back (2011) et la comédie musicale Encore heureux (2015, Opéra de Bordeaux).
En 2012, il est directeur artistique du projet Visite numérique de Bordeaux XVIIIe siècle en réalité augmentée (Imayana avec Héritage Prod) et réalise une série de sculptures Holy Food ayant pour thématique la nourriture et le sacré.
En 2013, écriture du court métrage Bassin et du Manifeste du Romanfoutisme.
2014-2015 : il produit 360° Delights, une série de sculptures sur la thématique du goût, en collaboration avec le chef étoilé Christophe Girardot, ce projet porte sur l'interprétation et la réalisation en trois dimensions des sensations du plaisir de la gustation.
Bibliographie
Performances éthologiques de Font, avec des textes de Laurence de la Fuente, L'Attente, 2014


Demande de remboursement des livres pour cause de non-conformité avec ce que l’on peut attendre de la littérature

par Éric Pessan

Couverture d’ouvrage : Demande de remboursement des livres pour cause de non-conformité avec ce que l'on peut attendre de la littérature
Fiche technique :Paperback
ISBN : 978-2-36242-050-4
Taille : 10,50 x 15,00 cm
Pages : 24

Lettre-manifeste

Hors commerce

Un lecteur s'insurge contre la banalité de livres qu'il a achetés et en réclame le remboursement, ses arguments en faveur d'une littérature hors des sentiers battus font tout le sel de cet opuscule qui vous sera offert pour toute commande d'un livre de l'auteur.

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Monsieur,

je me permets de vous rapporter les livres que j'ai achetés dans votre librairie la semaine dernière et d'en réclamer le remboursement parce qu'ils ne m'ont pas donné satisfaction.

Pas du tout, voyez-vous.

Vraiment pas.

Je sais que vous allez me rétorquer qu'un livre n'est pas un objet comme les autres, que je n'ai pas le droit d'en réclamer le remboursement, que la littérature n'est pas un vêtement qui se révèle étriqué ou trop large et que l'on rapporte à la boutique ; que la littérature n'est pas du petit électroménager.

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Et pourtant, vous conviendrez qu'un livre est un objet manufacturé, industriel, composé de papier, de colle synthétique, de fil pour certains, d'un pelliculage plastique parfois ; de choses nées de l’industrie et du savoir-faire des hommes. Un livre est un ensemble de feuilles imprimées et pliées en usine, découpées et collées par des ouvriers dont les conditions de travail sont identiques à celles de ceux qui assemblent des lave-linge.

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À propos de l’auteur

Photo © Mélio Pessan

Né en 1970, Éric Pessan est écrivain et dramaturge, il écrit des romans, de la poésie, des récits, des textes pour la jeunesse, du théâtre, des fictions radiophoniques. Passionné d’espace, il collabore depuis 15 ans avec l’Observatoire de l’Espace, le laboratoire culturel du Centre National d’Etudes Spatiales. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages où il explore ce qui le questionne, l’effraie, le scandalise ou – au contraire – lui donne la force d’avancer.
Il est membre du comité de rédaction de la web revue remue.net et de la revue Espace(s) éditée par l'observatoire de l'Espace (centre national d'Études Spatiales).
Prix NRP (Nouvelle Revue Pédagogique) de littérature jeunesse pour son roman Aussi loin que possible en 2015.
Grand Prix SGDL (Société des gens de lettres) du roman Jeunesse pour Dans la forêt de Hokkaido en 2018.

Bibliographie

Untoten, L'Attente, 2023 • Le long des fissures (avec Patricia Cartereau), l’Atelier contemporain, 2023 • Samedi (avec Christian de Massy), Patayo, 2022 • Qui verrait la Terre de loin, Fayard, 2022 • Rien dans mon enfance, L’Œil ébloui, 2022 • Le Poème de Fernando, Thierry Magnier, 2022 • Dino et la fin d'un monde, L’École des loisirs, 2021 • Teenage Riot (avec Olivier de Solminihac), L'École des loisirs, 2021 • La Gueule-du-Loup, L'École des loisirs, 2021 • Tenir debout dans la nuit, L’École des loisirs, 2020 • … ou bien, je me trompe ?, N'a qu'1 Œil, 2020 • Biji (livre aléatoire numérique), La Marelle, 2020 • Photos de famille, L’Œil ébloui, 2020 • L’homme qui voulait rentrer chez lui, L’École des loisirs, 2019 • La connaissance et l'extase, L'Attente 2018 • Quichotte, autoportrait chevaleresque, Fayard, 2018 • De si beaux uniformes, Espaces 34, 2018 • Un chagrin d’amour avec le monde entier (avec Virginie Sauvageon), Le Chemin de fer, 2017 • Dans la forêt de Hokkaido, l’École des loisirs, 2017 (Grand Prix SGDL Jeunesse) • Pebbleboy, l’École des loisirs, 2017 • La plus grande peur de ma vie, l’École des loisirs, 2017 • La Nuit du second tour, Albin Michel, 2017 • Lettre ouverte au banquier séquestré dans ma cave depuis plusieurs semaines, Éditions Le Réalgar, 2016 • Sang des glaciers, La Passe du vent, 2016 • Parfois, je dessine dans mon carnet, L'Attente, 2015 • En voie de disparition (essai), Al Dante, 2015 • La hante (avec Patricia Cartereau), L’atelier contemporain, 2015 • Aussi loin que possible (roman jeunesse), l’École des loisirs, 2015 • Cache-cache (théâtre), l’Ecole des loisirs, 2015 • Le démon avance toujours en ligne droite, Albin Michel, 2015 • Demande de remboursement des livres pour cause de non-conformité avec ce que l'on peut attendre de la littérature (hors commerce), L'Attente, 2014 • La fille aux loups (avec Frédéric Khodja), Le Chemin de fer, 2014 • Le syndrome Shéhérazade, L'Attente, 2014 • Et les lumières dansaient dans le ciel (roman jeunesse), L’École des Loisirs, 2014 • Muette, Albin Michel, 2013 • Ôter les masques, essai sur Shining de Stephen King, Cécile Defaut, 2012 • N (avec Mikaël Lafontan), Les Inaperçus, 2012 • Plus haut que les oiseaux (roman jeunesse), L’École des Loisirs, 2012 • Quelque chose de merveilleux et d'effrayant, roman jeunesse, avec Quentin Bertoux, Thierry Magnier, 2012 • Monde profond, L'atelier In-8, 2012 • Dépouilles, roman-théâtre, L'Attente, 2011 • La grande décharge, théâtre, L’Amandier, 2011 • Sexie conférencière, Derrière la salle de bains, 2011 • Croiser les méduses, L'atelier In-8, 2011 • Incident de personne, roman, Albin Michel, 2010 • Moi, je suis quand même passé, poésie, Cousu Main, 2010 • Tout doit disparaître, théâtre, Théâtre Ouvert, 2010 • La nuit de la comète, nouvelles, Cénomane, 2009 • Cela n’arrivera jamais, roman, coll. "Fiction & Cie",Seuil,  2007 • Une très très vilaine chose, roman, Robert Laffont, 2006 • Les géocroiseurs, roman, La Différence, 2004 • Chambre avec Gisant, roman, La Différence, 2002 • L’effacement du monde, roman, La Différence, 2001 réédition en poche (collection Minos-2004) /// Fictions radiophoniques La grande décharge (2011, France Culture) • La plus heureuse entre toutes les mères (2009, France Culture) - La grande enseigne (2008, France Culture) • Dépouilles (extraits) (2006, France Culture) • Demain matin, la lune (2005, France Culture) • Seuls mes yeux (2005, France Culture) • Le syndrome de Münchhausen (2004, France Culture) • La Signature (2003, France Culture)


Le syndrome Shéhérazade

par Éric Pessan

Couverture d’ouvrage : Le syndrome Shéhérazade
Fiche technique :Prix : 19,00 € EUR
ISBN : 978-2-36242-046-7
Taille : 15,00 x 21,00 cm
Pages : 248

Théâtre érodé

Cœurs de monologues absents, moments de révélation, d’émotion, de drôlerie aussi, moments d’effritement où la folie ordinaire libère la parole et s’insuffle dans la langue. Manquent la narration, le récit, l’articulation et les péripéties; manquent les décors et le contexte. Seules demeurent les voix, qui confient un moment clé, un drame, une folie joyeuse ou désespérée, une obsession. Ce livre est tissé de fragments où des personnages – parfois récurrents – se livrent, s’affrontent et se complètent dans un désir éperdu de toucher l’autre.

Lecture d'un extrait par l'auteur

Parution :
Thématiques :
Extrait :

Depuis la mort de maman, papa m’autorise à prendre sa place dans le lit.

Les calmants, ça, jamais. Je ne veux pas. On dit qu’une fois que tu en prends, ton cerveau ne peut plus s’en détacher. Docile, tu deviens ce que les calmants veulent que tu sois.

Mon zizi, je le montre aux poules, au chat, aux lapins, au chien et aux oiseaux qui s’enfuient haut dans le ciel.

Les fous, jamais ils ne savent qu’ils sont fous, alors comme je me demande si je suis fou cela veut dire que je ne le suis pas.

Il s’est réveillé, il a demandé le temps qu’il faisait et il est mort.

Une fois, mon zizi, je l’ai trempé dans la confiture pour que le chat le lèche. Avec du pâté de foie, c’est mieux.

Un matin, un seul, j’ai marché le long du fleuve plutôt que d’aller au bureau. Ensuite, j’ai dû trouver un médecin compréhensif. Sans certificat, je me serais fait virer.

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Ne regardez pas mes cheveux, ils sont affreux. Je vous en prie. Ne les regardez pas, vous tenez donc tant que cela à m’humilier ?

La bouteille, une fois entamée, elle m’obsède tant que je ne l’ai pas vidée.

Rarement, mon zizi, je l’ai glissé à l’intérieur. Je me contente de leur montrer.

Quand elle m’a quitté, j’ai perdu l’esprit pour un temps, je crois bien.

Assis à mon bureau, la tête entre les mains, les enfants n’osent pas me déranger. Papa travaille, ils chuchotent, je les entends, papa travaille, il faut le laisser tranquille. Je suis à mon bureau, face à la fenêtre, les stores mi-fermés pour ne pas être ébloui et les enfants s’éloignent sur la pointe des pieds. Papa travaille, ils croient. S’ils savaient.

À la maison, je n’arrive pas à penser à autre chose qu’aux bouteilles rangées sous l’évier.

Le dimanche, si je promettais à mon grand-père paternel que je le préférais à mon grand-père maternel, il me donnait dix francs.

Je n’ai jamais voulu mal lui parler, mais je crois que je lui parlais mal, c’était plus fort que moi, quand je croisais son grand regard, quand je voyais tout ce qu’elle attendait de moi, tout ce qu’elle aimait en moi, je lui parlais mal. C’était automatique.

Ma grand-mère, souvent, s’arrêtait au beau milieu d’une phrase et se mettait à pleurer. On n’a jamais su pourquoi.

La nuit, quand elle dort, je ne peux pas l’approcher. Si je tente de l’enlacer, elle se réveille en sursaut, elle s’éloigne, se tasse à l’autre bout du lit.

Elle pleure si fort que je n’entends plus la télé.

Partout tu étais. C’est forcé. Où que je regarde. J’ai alors basculé dans les images. Sans avoir pris congé de personne. C’était un sacré laisser-aller. Et moi, je ne résistais pas. Bien au contraire.

J’ai appris à situer les constellations et les principales planètes. Au début, je la faisais rêver en lui montrant le ciel ; maintenant qu’elle soupire, je me demande bien à quoi cela me sert.

Pour avoir la paix, je me sers un verre. Enfin, quand j’ai un verre à la main, je peux penser à autre chose qu’aux bouteilles rangées sous l’évier.

Avec les dix francs de mon grand-père paternel, il m’arrivait d’acheter un cadeau pour mon grand-père maternel. Un briquet pour son tabac, un bonbon. Des petites choses qui soulageaient ma conscience de l’avoir trahi.

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Critiques :Claro dans Le Clavier Cannibale a écrit:

« Un théâtre érodé où seules les répliques subsistent » : ainsi est défini en quatrième de couverture Le syndrome Shéhérazade, vingt-neuvième ouvrage du prolixe Eric Pessan, entièrement composé de bribes détachées, qui se répondent et se prolongent, se complètent et se frôlent – tout un peuple de récits amputés dont le lecteur peut à son gré tenter de palper les membres fantômes, afin de reconstituer, ou du moins étoffer, prolonger, des narrations dont on n'aurait conservé que des bris. Mais bien sûr on ne lit pas le livre en archéologue, on n’époussette pas tel tesson dans l’espoir d’en caresser l’amphore hypothétique. L’ensemble se lit justement dans son éclatement, sa fragmentation, son incomplétude, (…)

Nadine Agostini dans CCP n°29/2 a écrit:

Des pages blanches jusqu’aux noires, diverses voix vont se mêler les unes aux autres. Apparaîtront ainsi des personnages. Amoureux délaissés, enfant malin, êtres bibliques, femme acariâtre, homme en colère, migrant échoué, mères et maîtresse et femme au cul sensationnel... Chacun dira une vérité qui lui est propre, racontera un souvenir heureux ou douloureux, une histoire d’amour, une liaison clandestine, un accident, une relation amoureuse bancale, les premiers émois (…)

Mariette Navarro dans Petit oiseau de révolution a écrit:

Les fragments, minuscules carrés sur la page sans être haïkus définitifs, dessinent plutôt une vertigineuse liste de faits, d'éclats de vie, pensées, morceaux d'histoires, basculements ou mouvements, une liste-tresse, où des dizaines de fils s'entrecroisent et mêlent leurs couleurs. On suit une de ces histoires racontées pour ne pas mourir, entre temps on en commence deux, trois, quatre autres, avant qu'elle ne s'efface, ou peut-être est-ce la même, qui revient plus loin, on s'amuse à reconstituer ce qui se joue (…)

Yv dans Le blog de Yv a écrit:

Shéhérazade, c'est évidemment les mille-et-une nuits, les histoires qu'elle raconte pour ne pas mourir. Le syndrome Shéhérazade, ce sont des petits bouts d'histoire, mille-et-un, qui se succèdent sans rapport les uns aux autres, ou parfois se suivent, se ressemblent, diffèrent. Ce n'est pas du roman. Ce n'est pas de la poésie. Ce n'est pas du théâtre. Ou alors un peu de tout cela. (…)

Périne Pichon dans Libr-critique a écrit:

Le Syndrome Shéhérazade, de Eric Pessan, raconte comment on se raconte et on raconte des histoires. Ces textes brefs qui constituent chacun une petite histoire sont disposés en une suite à première vue aléatoire. (…)


À propos de l’auteur

Photo © Mélio Pessan

Né en 1970, Éric Pessan est écrivain et dramaturge, il écrit des romans, de la poésie, des récits, des textes pour la jeunesse, du théâtre, des fictions radiophoniques. Passionné d’espace, il collabore depuis 15 ans avec l’Observatoire de l’Espace, le laboratoire culturel du Centre National d’Etudes Spatiales. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages où il explore ce qui le questionne, l’effraie, le scandalise ou – au contraire – lui donne la force d’avancer.
Il est membre du comité de rédaction de la web revue remue.net et de la revue Espace(s) éditée par l'observatoire de l'Espace (centre national d'Études Spatiales).
Prix NRP (Nouvelle Revue Pédagogique) de littérature jeunesse pour son roman Aussi loin que possible en 2015.
Grand Prix SGDL (Société des gens de lettres) du roman Jeunesse pour Dans la forêt de Hokkaido en 2018.

Bibliographie

Untoten, L'Attente, 2023 • Le long des fissures (avec Patricia Cartereau), l’Atelier contemporain, 2023 • Samedi (avec Christian de Massy), Patayo, 2022 • Qui verrait la Terre de loin, Fayard, 2022 • Rien dans mon enfance, L’Œil ébloui, 2022 • Le Poème de Fernando, Thierry Magnier, 2022 • Dino et la fin d'un monde, L’École des loisirs, 2021 • Teenage Riot (avec Olivier de Solminihac), L'École des loisirs, 2021 • La Gueule-du-Loup, L'École des loisirs, 2021 • Tenir debout dans la nuit, L’École des loisirs, 2020 • … ou bien, je me trompe ?, N'a qu'1 Œil, 2020 • Biji (livre aléatoire numérique), La Marelle, 2020 • Photos de famille, L’Œil ébloui, 2020 • L’homme qui voulait rentrer chez lui, L’École des loisirs, 2019 • La connaissance et l'extase, L'Attente 2018 • Quichotte, autoportrait chevaleresque, Fayard, 2018 • De si beaux uniformes, Espaces 34, 2018 • Un chagrin d’amour avec le monde entier (avec Virginie Sauvageon), Le Chemin de fer, 2017 • Dans la forêt de Hokkaido, l’École des loisirs, 2017 (Grand Prix SGDL Jeunesse) • Pebbleboy, l’École des loisirs, 2017 • La plus grande peur de ma vie, l’École des loisirs, 2017 • La Nuit du second tour, Albin Michel, 2017 • Lettre ouverte au banquier séquestré dans ma cave depuis plusieurs semaines, Éditions Le Réalgar, 2016 • Sang des glaciers, La Passe du vent, 2016 • Parfois, je dessine dans mon carnet, L'Attente, 2015 • En voie de disparition (essai), Al Dante, 2015 • La hante (avec Patricia Cartereau), L’atelier contemporain, 2015 • Aussi loin que possible (roman jeunesse), l’École des loisirs, 2015 • Cache-cache (théâtre), l’Ecole des loisirs, 2015 • Le démon avance toujours en ligne droite, Albin Michel, 2015 • Demande de remboursement des livres pour cause de non-conformité avec ce que l'on peut attendre de la littérature (hors commerce), L'Attente, 2014 • La fille aux loups (avec Frédéric Khodja), Le Chemin de fer, 2014 • Le syndrome Shéhérazade, L'Attente, 2014 • Et les lumières dansaient dans le ciel (roman jeunesse), L’École des Loisirs, 2014 • Muette, Albin Michel, 2013 • Ôter les masques, essai sur Shining de Stephen King, Cécile Defaut, 2012 • N (avec Mikaël Lafontan), Les Inaperçus, 2012 • Plus haut que les oiseaux (roman jeunesse), L’École des Loisirs, 2012 • Quelque chose de merveilleux et d'effrayant, roman jeunesse, avec Quentin Bertoux, Thierry Magnier, 2012 • Monde profond, L'atelier In-8, 2012 • Dépouilles, roman-théâtre, L'Attente, 2011 • La grande décharge, théâtre, L’Amandier, 2011 • Sexie conférencière, Derrière la salle de bains, 2011 • Croiser les méduses, L'atelier In-8, 2011 • Incident de personne, roman, Albin Michel, 2010 • Moi, je suis quand même passé, poésie, Cousu Main, 2010 • Tout doit disparaître, théâtre, Théâtre Ouvert, 2010 • La nuit de la comète, nouvelles, Cénomane, 2009 • Cela n’arrivera jamais, roman, coll. "Fiction & Cie",Seuil,  2007 • Une très très vilaine chose, roman, Robert Laffont, 2006 • Les géocroiseurs, roman, La Différence, 2004 • Chambre avec Gisant, roman, La Différence, 2002 • L’effacement du monde, roman, La Différence, 2001 réédition en poche (collection Minos-2004) /// Fictions radiophoniques La grande décharge (2011, France Culture) • La plus heureuse entre toutes les mères (2009, France Culture) - La grande enseigne (2008, France Culture) • Dépouilles (extraits) (2006, France Culture) • Demain matin, la lune (2005, France Culture) • Seuls mes yeux (2005, France Culture) • Le syndrome de Münchhausen (2004, France Culture) • La Signature (2003, France Culture)